Cour constitutionnelle
Auguste Iloki a actionné la mission d’observation électorale de son institution
Dans la perspective de l’élection présidentielle scrutins des 12 et 15 mars prochains, la Cour constitutionnelle a organisé, du 5 au 6 mars 2026, à son siège à Brazzaville, une session de sensibilisation et de formation de ses coordonnateurs et délégués, sur la régularité et à l’observation du scrutin présidentiel. Cette session visait à renforcer leurs capacités professionnelles, afin de bien veiller au bon déroulement du processus électoral.
Placée sous le patronage du président de l’institution, Auguste Iloki, et en présence des membres et du personnel de la cour, la session de sensibilisation et de formation à l’observation électorale a réuni 15 coordonnateurs et 98 délégués. Durant deux jours, ces derniers ont été édifiés sur les contours de leur mission d’observateurs, avant, pendant et après le scrutin ainsi que sur leurs droits et obligations et les instruments juridiques encadrant les opérations de vote. Les travaux ont porté notamment sur le fondement juridique de la mission d’observation de la Cour constitutionnelle, le rôle des coordonnateurs et délégués, la simulation de l’observation électorale et les modalités d’élaboration du rapport de mission.

S’adressant aux participants, dans son mot d’ouverture de la session, le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, juriste expérimenté sorti de l’École nationale de la magistrature de Bordeaux (section internationale) en France, et auteur de plusieurs ouvrages de droit dont celui intitulé, «Le recours pour excès de pouvoir au Congo», paru en janvier 2003, a rappelé l’importance du rôle d’observateur électoral dans le travail juridictionnel que son institution doit exercer, pour le bon aboutissement du processus électoral conduisant à la désignation, à travers le vote démocratique, du futur Président de la République du Congo. Il a indiqué que les observateurs électoraux constituent «les yeux et les oreilles de la Cour constitutionnelle». Ce qui sous-entend que sans eux, la cour est aveugle et sourde et donc, pouvant être facilement piégée par n’importe quelle argumentation. Selon lui, leur mission consiste notamment à effectuer des vérifications sur le terrain, en particulier dans les bureaux de vote, afin de veiller à la régularité du processus électoral et de signaler toute irrégularité constatée.

Les coordonnateurs et délégués ont, également, été sensibilisés au respect des principes de transparence et d’impartialité, à l’obligation de réserve ainsi qu’à la vigilance dans l’identification des cas de fraude et autres actes illégaux prévus par la loi électorale. Très attaché au droit et au respect de la légalité, Auguste Iloki les a, en outre, exhortés à faire preuve d’humilité, de dignité et d’une attitude exemplaire, à l’image de l’institution qu’ils représentent. Leur mission donnera lieu à la rédaction des rapports détaillés qui seront adressés à qui de droit. À cet effet, les observateurs devront consigner, avec rigueur, l’ensemble des faits observés tout au long du processus électoral.
A la clôture de la session, Aguste Iloki s’est félicité de la qualité des travaux et des échanges entre formateurs et participants. «En revisitant nos pratiques issues de l’expérience acquise lors des scrutins précédents, les réflexions menées ont permis de clarifier davantage les rôles des coordonnateurs et des délégués, afin d’améliorer l’efficacité indispensable à la réussite des missions qui nous incombent», a-t-il déclaré.










