Le C.a.d (Centre d’actions pour le développement) a organisé, du mardi 10 au mercredi 11 février 2026, à Brazzaville, un atelier de renforcement des capacités à l’attention de la communauté des réfugiés vivant en République du Congo. L’initiative a rassemblé 70 membres, dont 36 femmes, issus de six communautés expatriées: centrafricaine; rwandaise; tchadienne; angolaise; burundaise et congolaise (RD Congo). Coordonné par Guerschom Gobouang et Monica Ngalula, responsables de programmes, l’atelier a eu pour objectif de sensibiliser les réfugiés sur leurs droits fondamentaux, les recours possibles en cas de violation et l’identification des difficultés rencontrées par les réfugiés au quotidien.
Au programme: les droits humains; le droit à la nationalité; l’accès à la justice et la prévention des violences basées sur le genre, conformément aux lois et conventions internationales telles que la D.u.d.h (Déclaration universelle des droits de l’homme), la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés, le Protocole de 1967, la Convention de l’O.u.a de 1969 ainsi que la loi n°41-2021 du 29 septembre 2021 fixant le droit d’asile et le statut de réfugié au Congo.
Au cours de l’atelier, de nombreux participants ont exprimé leur frustration face à la discrimination et au non-respect de leurs droits, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la justice. «Les réfugiés sont des personnes vulnérables», a rappelé Guerschom Gobouang. «La République du Congo entend être une terre d’accueil où ils peuvent connaître leurs droits et les recours possibles en cas de violation. Notre mission est d’accompagner les victimes et de promouvoir des réformes durables», a-t-il poursuivi.
Les participants ont salué cette initiative. «Notre motivation première était l’intérêt porté à la thématique de la justice. Beaucoup d’entre nous ignoraient vers quelles instances se tourner en cas de violation de nos droits. Cet atelier nous a permis de mieux comprendre nos droits et nos devoirs», a confié Mokwa Yves, représentant la communauté de la RD Congo. Pour Simanda Guillaine Vasty, réfugiée centrafricaine, cette rencontre a été une lueur d’espoir: «Victime du non-respect de mes droits, cet atelier m’a redonné confiance. Nous appelons l’État congolais à constater les discriminations dont nous sommes victimes et à veiller à l’application effective de la loi».
D’autres ateliers, notamment avec «les officiers de police judiciaire sont prévus pour renforcer l’accès à la justice et la prévention des violations», a précisé Guerschom Gobouang. Avec cette démarche, le C.a.d espère contribuer à la construction d’un Congo plus juste et équitable pour tous, où les réfugiés ne sont plus des oubliés du système, mais des acteurs pleinement informés de leurs droits.
Céleste Exaucé
SINDOUSSOULOU









