Journée mondiale de la protection civile

A Brazzaville, la sécurité civile
a plaidé pour plus d’actions préventives

Le commandement de la sécurité civile a célébré, mardi 3 mars 2026, à la Caserne principale des sapeurs-pompiers de Brazzaville, la journée mondiale de la protection civile, commémorée chaque 1er mars de l’année. A cette occasion, une conférence-débat a été organisée sous le thème: «Gérer les risques environnementaux, pour un avenir résilient et durable».

Sous le patronage du colonel-major de police Serge Pépin Itoua-Poto, commandant en second de la sécurité civile, la conférence-débat a réuni officiers et agents de la sécurité civile, des invités venus des administrations publiques et des partenaires techniques. Les échanges ont mis en évidence un constat préoccupant: derrière la multiplication des inondations, érosions et crises urbaines, ce n’est pas tant un manque d’expertise que l’insuffisance de politiques préventives réellement appliquées qui se pose.
Le colonel-major de police Serge Pépin Itoua-Poto et les deux conférenciers
Dans son discours, le colonel-major de police Serge Pépin Itoua-Poto a rappelé que «la sécurité civile, fidèle à sa mission de protéger les personnes, sauvegarder les biens et préserver l’environnement, réaffirme une volonté absolue: la prévention demeure l’arme la plus efficace face aux risques environnementaux». Selon lui, gérer les risques revient avant tout à anticiper afin d’assurer une protection durable des populations.
Les inondations récurrentes et les érosions provoquées par les pluies diluviennes, l’urbanisation anarchique, les feux de végétation aggravés par des pratiques incontrôlées, la pollution de l’environnement, etc, sont autant de phénomènes qui affectent la vie sociale, la santé publique et constituent, aujourd’hui, de véritables défis pour les communautés et les pouvoirs publics.
Une vue des participants à la conférence-débat sur la journée mondiale de la protection civile
Trois communications ont été présentées lors de cette conférence-débat. Elles ont mis en lumière des failles structurelles persistantes. L’absence de lignes budgétaires dédiées à l’action humanitaire, évoquée par Ololo Sembo, directeur de la prévention des risques de catastrophe au Ministère des affaires sociales, illustre les limites d’un système encore largement orienté vers la réaction plutôt que vers la prévention. Les inondations de Talangaï en 2025, citées comme exemple, rappellent que les leçons tirées des crises passées peinent encore à se traduire en actions durables.
Les invités à la conférence-débat sur la journée mondiale de la protection civile
Intervenant sur la prévention en milieu urbain, Jean-Michel Osseté, assistant technique au Ministère en charge de l’assainissement urbain, a insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance et de tirer les enseignements des catastrophes passées. Il a notamment recommandé une meilleure gestion des déchets solides, la mise en place de systèmes efficaces de canalisation des eaux de pluie ainsi qu’une politique renforcée d’assainissement, pour limiter les risques d’inondation et d’érosion. La troisième communication a été l’oeuvre du colonel de police Alphonse Bonazébi qui a parlé du rôle de la sécurité civile dans la prévention des risques environnementaux. En somme, il a été question de la consolidation des politiques publiques, du rôle et des missions de la sécurité civile dans la gestion des risques.
Une vue des participants
Il convient de souligner que face à l’urbanisation accélérée et aux effets croissants du changement climatique, la sécurité civile ne peut agir seule. La résilience des villes dépend, désormais, d’une volonté politique constante, d’investissements structurants et d’une responsabilité collective.
Roland KOULOUNGOU

Reportage

Oh bonjour
Ravi de vous retrouver.

Inscrivez-vous pour recevoir du contenu génial dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici