Commentaire
Lutte contre les bandits bébés noirs
et kulunas: peur sur la ville, à Brazzaville!
Les éléments de la Garde républicaine et ceux de la D.g.s.p (Direction générale de la sécurité présidentielle) auraient lancé, depuis la fin de la semaine dernière, une opération d’éradication des groupes de bandits appelés bébés noirs et kulunas, dans les quartiers de Brazzaville, la capitale. Le temps de cet article de commentaire est mis au conditionnel, car officiellement, rien n’est dit, ni par le gouvernement, notamment le Ministère de l’intérieur et de la décentralisation qui a la responsabilité de la politique de sécurité publique, encore moins par le commandement de la Garde républicaine et la D.g.s.p. Par contre, tout foisonne dans les réseaux sociaux. Si pas grand-chose n’est crédible, le climat par contre est à la peur dans la ville, d’autant plus que les témoignages font état de patrouilles dans les quartiers et des images de jeunes ligotés et tués sont diffusées dans les réseaux sociaux, sans qu’on ne soit capable de dire dans quelle mesure tout ça est vrai.
La criminalité liée aux groupes bébés noirs et kulunas est légion dans le pays. Elle s’illustre par des attaques à la machette, de nuit comme de jour, de paisibles citoyens, juste pour leur extorquer leurs biens (argent, téléphones portables et autres biens précieux). Les bébés noirs attaquent et tuent sans sourciller leurs victimes à l’arme blanche. Ils se livrent eux-mêmes à des pugilats sanglants entre groupes. Les assassinats effroyables du genre ne se comptent plus.

Excédées, les populations réagissent par des actions de justice populaire, quand elles attrapent un jeune présumé bébé noir, en le tuant publiquement par lapidation et/ou incendie. La Force publique a lancé l’opération «Coup de poing», pour éradiquer ces groupes de bandits. Les prisons et cellules de détention dans les commissariats de police et postes de gendarmerie sont pleins d’adolescents et jeunes, à cause de ce banditisme. Malgré cela, ce phénomène de banditisme persiste, dans les milieux d’adolescents et jeunes oisifs qui s’adonnent à la consommation de substances psychotropes, artisanales ou synthétiques et d’alcool frelaté. Le Tramadol, un médicament antalgique proche de la morphine, prescrit comme un anti-douleur, est surconsommé comme une drogue. C’est vraiment un fléau!
Le 20 septembre dernier, au Quartier Nkombo, dans le 9ème arrondissement Djiri, un officier militaire de la D.g.s.p a été agressé vers 22h, par des bébés noirs, de retour d’une veillée mortuaire à laquelle il était parti assister. Il a été poignardé et blessé de plusieurs coups de machette. Alertée, sa hiérarchie a dépêché des unités dans le quartier et plusieurs jeunes auraient été arrêtés. A partir de cette attaque, la D.g.s.p aurait décidé de lancer une opération armée de lutte contre les groupes bébés noirs et kulunas dans la ville capitale, tirant à vue sur des jeunes présumés bandits.

Officiellement, rien n’est dit à propos, pour informer l’opinion nationale. Mais, dans les réseaux sociaux, des images effroyables de jeunes ligotés et tués circulent. Sont-ce des scènes qui se passent à Brazzaville? Manipulation ou trafic d’images? On ne saurait le dire. Mais, des témoignages font état de la présence dans les quartiers, des patrouilles des éléments de la D.g.s.p et de la Garde républicaine. Des avis invitant les citoyens à dénoncer les présumés bandits sont même lancés, dans les réseaux sociaux. Les domiciles des jeunes reconnus membres de groupes de bandits sont visités et les maisons parfois détruites. De plus en plus, les jeunes visés fuient la ville, pour se réfugier à l’intérieur du pays.










