Présidentielle de mars 2026

L’opposant Armand Mpourou
dénonce un processus électoral «injuste»

A la veille de l’ouverture de la campagne électorale relative à l’élection présidentielle scrutins des 12 et 15 mars 2026, Armand Mpourou, président du M.s.r (Mouvement solidaire pour la république), parti situé à l’opposition, avait tenu un point de presse, le vendredi 27 février 2026, à Brazzaville, pour appeler la communauté internationale à «refuser de cautionner un processus électoral injuste, opaque et sectaire». Pour lui, ce processus électoral ne garantit pas, selon lui, «un vote libre, démocratique et indépendant». C’était en présence, entre autres de Joseph Ngassiki, secrétaire permanent du parti et de Joseph Doukanga, le chargé à la mobilisation.

Devant les journalistes de la presse écrite et en ligne, l’opposant Armand Mpourou a eu à dénoncer «la mal-gouvernance électorale» qui ronge la démocratie au Congo. «Le M.s.r tient à souligner qu’il se pose beaucoup de problèmes parmi lesquels la révision des listes électorales en utilisant un vieux fichier, à la place du recensement administratif spécial (R.a.s) à l’issue duquel devait sortir un fichier électoral informatisé du votant, avec photo et une carte d’électeur biométrique; une Commission nationale électorale indépendante dirigée par une personnalité indépendante, parce que l’actuel président est à la fois juge et partie et n’est pas conforme à la Constitution, en n’ayant pas déclaré son patrimoine; des frais de participation trop élevés devraient être revus à la baisse, en tenant compte de la situation économique et financière du pays et surtout les recommandations de la Concertation politique d’Owando; le nouveau code électoral promu par le ministre de l’intérieur n’a jamais vu le jour; la durée trop courte de la campagne électorale, pour une élection qui est majeure à circonscription unique; le financement des partis politiques ayant présenté une candidature et leur participation au dialogue», a-t-il déclaré.
Armand Mpourou, pendant son poibnt de presse
Toujours concernant ses récriminations au processus électoral, il a soulevé la question de «la conformité à la loi électorale qui touche le Président de la République, à savoir l’article 80 alinéa 2 de la Constitution qui stipule: «Le mandat du Président est également incompatible avec toute responsabilité au sein d’un parti politique». «Or, le Président sortant est en même temps Président de la République et président du Comité central du P.c.t (Parti congolais du travail)». En conclusion, l’opposant a qualifié l’élection de mars 2026 de «parodie et de mascarade électorale». A cet effet, il a appelé la communauté internationale à «refuser de cautionner un processus électoral injuste, opaque et sectaire».
Armand Mpourou a, par ailleurs, exprimé l’engagement de son parti «à porter la voix des sans voix, à promouvoir un processus électoral inclusif et transparent ainsi qu’à veiller à ce que la volonté populaire s’exprime librement et sereinement» à travers les urnes. Candidat déclaré à l’élection présidentielle de mars 2026, Armand Mpourou a fini par jeter l’éponge, en raison des coûts élevés des formalités d’enregistrement des dossiers de candidature dont la caution s’élève à 25 millions de francs Cfa.
Didace KINO

Reportage

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