Journée mondiale de la justice sociale
Le C.a.d plaide pour la convergence
des luttes sociales
Le 20 février de chaque année, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de la justice sociale, proclamée le 26 novembre 2007, par l’Assemblée générale des Nations unies, qui considère que le développement social et la justice sociale sont indispensables à l’établissement et au maintien de la paix et de la sécurité entre les Nations et en leur propre sein. Cette année, cette journée a été célébrée sous le thème: «Engagement renouvelé en faveur du développement social et de la justice sociale». À cette occasion, le C.a.d (Centre d’actions pour le développement) a organisé, vendredi 20 février 2026, à Brazzaville, un forum axé sur la démocratie et l’État de droit au Congo.
Coordonné par Guerschom Gobouang, responsable programme, campagne et plaidoyer au C.a.d, le forum a mis l’accent sur la nécessité d’unir les forces sociales. Ainsi, syndicalistes, étudiants, travailleurs, retraités et acteurs de la société civile ont répondu présents à cette rencontre qui se voulait un espace d’échanges et de réflexion sur les défis sociaux majeurs du pays. L’objectif est de dépasser les revendications isolées, pour construire un front commun capable de porter efficacement les aspirations citoyennes dans le pays.

«Les acteurs de terrain engagés dans la défense des droits des Congolais doivent se retrouver, dialoguer et définir un agenda commun d’actions», a déclaré Guerschom Gobouang. Selon lui, les luttes sociales perdent en efficacité, lorsqu’elles sont fragmentées. «Il ne s’agit plus d’avoir d’un côté, le syndicat universitaire réclamant seul ses rémunérations, et de l’autre, le syndicat du C.h.u manifestant isolément pour de meilleures conditions de travail. Il faut fédérer les organisations de la société civile, les mouvements citoyens et les structures de défense des droits humains autour des revendications sociales», a-t-il insisté. Pour les organisateurs, seule une mobilisation collective, solidaire et structurée permettra de construire «un Congo plus juste, démocratique et solidaire».

Les discussions ont également porté sur la protection des droits fondamentaux, en particulier le droit à la vie. Au-delà des questions sécuritaires, le forum a mis en lumière les difficultés sociales persistantes: chômage des jeunes; arriérés de pension pour les retraités; les accès insuffisants aux services sociaux de base, etc. Les secteurs de la santé et de l’éducation figurent également parmi les préoccupations majeures. L’amélioration de la qualité des services dans les hôpitaux et l’accès équitable à l’éducation ont été présentés comme des conditions indispensables à la dignité des citoyens.










