R.p.d.h (Rencontre pour la paix et les droits de l’homme)
A Dolisie, on discute sur l’amélioration
de la gouvernance forestière au Niari
Renforcer l’inclusion, la transparence et la redevabilité dans la gouvernance forestière dans le Département du Niari. Cette problématique est au menu des échanges qui ont lieu du 15 au 18 février 2026, à Dolisie, entre la R.p.d.h (Rencontre pour la paix et les droits de l’homme), représentée par une délégation conduite par son coordonnateur national, Christian Mounzéo, et les institutions impliquées dans le secteur forestier, notamment les directions départementales de l’économie forestière, de l’environnement, de l’agriculture et de l’aménagement du territoire et les médias communautaires.
C’est par un communiqué de presse, publié le 14 février dernier, que la R.p.d.h a annoncé cette nouvelle. La mission aura pour objectif essentiel de «promouvoir une gouvernance forestière inclusive, transparente et responsable dans le Niari, à travers le renforcement du dialogue, le partage d’information et le travail en réseau, pour documenter et mener un plaidoyer sur les cas d’illégalités forestières et de violations des droits des communautés locales».

Cet objectif est en lien avec la situation qui prévaut dans ce département situé en plein cœur du dense et luxuriant massif forestier du Chaillu. En effet, explique le communiqué de presse, «le département dispose d’un potentiel forestier estimé à 1,79 million d’hectares, soit 69% de la superficie totale du département. À cet égard, les communautés locales et populations autochtones (C.l.p.a) du Niari devraient pouvoir jouir de l’exploitation de leurs ressources forestières».

Pourtant, la réalité est tout autre. Tant les C.l.p.a du Niari, comme celles d’autres départements, ne jouissent pas de l’exploitation de leurs ressources forestières. La R.p.d.h pointe plusieurs facteurs dont la faible application des textes, notamment la loi 33-2020 du 8 juillet 2020 portant code forestier. Cette faible application liée en grande partie à l’ignorance des textes, la corruption et le trafic d’influence.
«Dans ce sens, la R.p.d.h devrait identifier les différents défis qui mine la gouvernance dans le département et discuter avec les interlocuteurs des approches consensuelles de solution aux défis, de façon que la gouvernance forestière soit davantage participative et inclusive et bénéfique, pour les communautés locales et populations autochtones», explique le communiqué de presse.










