F.n.u.a.p (Fonds des Nations unies pour la population)

A Brazzaville, la représentante-résidente renforce le partenariat avec la presse

Représentante-résidente du F.n.u.a.p (Fonds des Nations unies pour la population) à Brazzaville, depuis avril 2025, Dre Agnès Kayitankoré, de nationalité rwandaise, mise sur le partenariat avec la presse, pour accompagner l’agence onusienne dans sa mission de sensibiliser la population congolaise et appuyer les pouvoirs publics sur les questions concernant la santé de la reproduction, le planning familial, la lutte contre les décès maternels dus à l’accouchement et les violences basées sur le genre. C’est ainsi que vendredi 26 septembre 2026, elle a organisé un déjeuner de presse avec une vingtaine de responsables des médias et des journalistes, à l’Hôtel Pefaco, à Brazzaville, sur le thème: «Renforcer le partenariat stratégique entre l’U.n.f.p.a et les médias, pour la promotion des priorités nationales de développement».

Dre Agnès Kayitankoré sait que le rôle de la presse non seulement d’informer la société mais aussi d’éduquer les populations et d’éveiller les consciences est incontournable dans une société démocratique. Raison pour laquelle elle tient au partenariat du F.n.u.a.p et de la presse. «C’est vraiment, pour moi, un honneur de vous avoir ici», a-t-elle lancé en direction des journalistes. «Notre rôle est d’accompagner le gouvernement dans l’atteinte des objectifs,  de ses priorités nationales dans les domaines de la santé de la reproduction, de l’épanouissement de la jeunesse, avec un accent sur les femmes et les jeunes filles qui sont les plus vulnérables, les populations autochtones…», a-t-elle poursuivi.
Dre Agnès Kayitankoré, représentante-résidente du F.n.u.a.p au Congo
La représentante-résidente du F.n.u.a.p au Congo s’est montrée préoccupée par les décès dus à l’accouchement. Quand elle s’est présentée à ses invités, elle a usé d’une image fort saisissante pour illustrer cette préoccupation. «Je suis la fille de ma mère, la mère de ma fille, la sœur de mes sœurs, la voisine de mes voisines, l’épouse de mon mari, la mère de mon fils, l’amie de mes frères et de mes voisins. Ça, c’est ce que je suis humainement. Et professionnellement, je suis la représentante-résidente du Fonds des Nations unies pour la population, cette agence des Nations unies qui s’occupe des questions des femmes, des jeunes, de la population, pour qu’aucune mère ne meurt en donnant la vie, de perdre sa vie en donnant la vie, pour qu’aucune violence ne soit faite (à la femme) que ça soit à domicile, dans le quartier, dans le milieu du travail, pour qu’aucun couple n’ignore le besoin de planification familiale… Je travaille avec mes collaborateurs, pour qu’on s’assure qu’il y a zéro décès maternel évitable au Congo… Nous sommes nés des mères, c’est pour cela que je suis la fille de ma mère. Si elle avait perdu sa vie en me donnant la vie, je ne serais peut-être pas là avec vous aujourd’hui. Si je perdais ma vie en donnant la vie à ma fille, je ne pouvais pas être ici avec vous… Quand on tombe enceinte, ce n’est pas pour être candidate à la mort. La femme enceinte doit être accompagnée, recevoir des soins, pour sortir de la maternité joyeuse, avec un enfant sain et sauf, pour pouvoir contribuer au développement», a-t-elle dit aux chevaliers de la plume et du micro.
Une vue du déjeuner de presse
Cependant, au Congo le taux de mortalité maternelle dû à l’accouchement, bien qu’il soit en baisse, est encore très élevé, 304 décès pour 100 mille naissances, contre 474 décès en 2020. La docteure Kayitankoré, qui apprécie les efforts du pays à réduire ce taux de mortalité maternelle et infantile, estime que même un décès, c’est déjà trop. Donc, il faut se mobiliser pour que la femme ne perde pas la vie en donnant la vie. Pendant l’échange, les autres sujets ont été également abordés, comme le planning familial et les violences basées sur le genre. Jean-Clotaire DIATOU

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