Université Marien Ngouabi
Si le gouvernement ne fait pas attention,
les enseignants vont en grève
Le dramatique théâtre académique a repris à l’Université Marien Ngouabi. Côté universitaire, les acteurs ont changé, mais la pièce reste la même. Acte énième: si le gouvernement ne fait pas attention, les enseignants vont en grève dans les 72 heures qui suivent, à compter du lundi 5 octobre 2026. C’est le préavis de grève lancé par le Collège intersyndical qui s’est réuni ce jour-là, à Brazzaville. Pour l’instant, silence radio du côté du gouvernement.
Confronté à des difficultés financières, en dépit de la montée des prix du pétrole provoquée par la guerre des Etats-Unis contre l’Iran, le Congo peine à faire face à la fois à ses charges de fonctionnement et au remboursement des dettes. Son gouvernement fait des promesses qu’il n’arrive pas à tenir. Les syndicalistes de l’Université Marien Ngouabi l’accusent de ne pas tenir ses engagements.

Selon leurs calculs, les agents de l’Université Ngouabi accumulent sept mois de salaires impayés (août et septembre 2024, mai, juin, juillet, août et septembre 2026). L’année en cours est la plus catastrophique. On ne sait pas comment le Ministère en charge des finances peut expliquer ces retards qui seraient d’ailleurs les mêmes au niveau des structures dépendant du budget de transfert de l’Etat.
Les universitaires de Marien Ngouabi relèvent aussi que le gouvernement n’arrive pas à mettre en œuvre la concomitance dans le paiement des salaires des agents de l’Université Marien Ngouabi avec ceux de la Fonction publique. Pour toutes ces raisons, ils ont lancé un préavis de grève de 72 heures, à compter du 5 octobre. Si le gouvernement ne réserve pas une suite favorable à leurs exigences, la grève sera déclenchée. Et c’est la rentrée académique, attendue le 15 octobre, qui sera compromise, alors que les services administratifs seront paralysés. A bon entendeur, salut! Urbain NZABANI










