Fécofoot

Depuis la Maison d’arrêt de Brazzaville,
Carle Boniface Malalou s’explique

Ecroué à la Maison d’arrêt de Brazzaville, depuis le 28 septembre 2026, pour «faux en écriture privée et usurpation de titre», maître Carle Boniface Malalou, ancien deuxième vice-président du Comex (Comité exécutif) de la Fécofoot (Fédération congolaise de football), candidat malheureux à la tête de la Fécofoot, s’est exprimé à travers un texte écrit sur WhatsApp, le mardi 29 septembre, pour donner sa version des faits de ce qu’on lui reproche au niveau de la Fécofoot. Il termine son adresse, en souhaitant que «cette situation puisse être diligentée par les institutions et les autorités compétentes, pour que je retrouve ma famille et mon domicile». Voici l’intégralité de son texte.

«Je suis maître Carle Boniface Malalou, ancien deuxième vice-président de la Fédération congolaise de football, candidat recalé à l’élection de la Fédération congolaise de football. C’est depuis la Maison d’arrêt de Brazzaville que je vous écris, après avoir passé cinq jours à la C.i.d (Centrale d’intelligence et de la documentation). J’ai été pris trois jours avant l’élection, avec un autre collègue du Comex (Comité exécutif) et colistier. On nous reproche d’avoir fait du «faux en écriture privé et usurpation de titre».
Les faits sont les suivants: sept membres du Comex de la Fédération congolaise de football s’étaient retrouvés en réunion (moi et un autre étions excusés, comme l’atteste la feuille de présence), pour statuer sur deux questions du Tas (Tribunal d’arbitrage sportif), suite à ma saisine en invalidation de la liste de mon opposant, en demandant la procédure d’émergence et un arbitre unique.
Carle Bonface Malalou, candidat malheureux à l’élection de la Fécofoot, en détention à la Maison d’arrêt de Brazzaville
Les collègues du Comex, qui s’étaient retrouvés en absence du premier vice-président qui s’était subitement porté malade alors à la veille, il avait donné son accord pour la tenue de la réunion. Comme par hasard, le secrétaire général adjoint de la Fédération congolaise de football avait aussi déserté la fédération, ne sachant pas qu’il avait déjà répondu par la négativité au Tas via son adresse privée. Les membres du Comex avaient, eux, répondu par l’affirmative, en dressant un procès-verbal de leur réunion et en établissant une feuille où mon nom apparaît bien avec la mention (excusé), tout comme un autre membre, mais colistier dans l’autre liste et qui n’a pas été inquiété, puisque son nom ne figure pas dans la plainte.
Les sept membres ont saisi les deux documents (procès-verbal et feuille de présence). Et comme ils se trouvaient devant l’impossibilité de passer par le secrétariat, à cause de l’absence du secrétaire général adjoint et pour rester dans le délai de 48 heures imposé par le Tas et qui devait expirer le jour même à minuit, ils ont utilisé deux adresses privées de deux membres du Comex, pour l’envoi au Tas, avec copie à la Fécofoot, à l’adresse officielle et sur l’adresse privée du secrétaire général adjoint qu’il utilise désormais.
Le lendemain, le Tas a répondu que, compte-tenu de la contradiction, il utiliserait la procédure ordinaire. C’est donc le fait, pour ces membres du Comex, d’avoir posté les références de la Fécofoot et d’avoir utilisé une adresse privée pour l’envoi au Tas qui est aujourd’hui qualifié de «crime flagrant» en faux en écriture privée et usurpation de titre.
Je précise que j’étais personnellement absent «excusé» à cette réunion. Mon seul crime, c’est de m’être porté candidat de la Fédération congolaise de football, à l’assemblée générale élective du 26 septembre 2026. Voilà les faits. Je souhaite que cette situation puisse être diligentée par les institutions et les autorités compétentes, pour que je retrouve ma famille et mon domicile».

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