Fécohand
Lancement des championnats nationaux, malgré une faible participation
Les 23ème et 54ème éditions des championnats nationaux de handball juniors et séniors hommes et dames ont été lancées le dimanche 27 septembre 2026, au Gymnase Nicole Oba, dans le 6ème arrondissement de Brazzaville, sous le patronage de Jean-Robert Bindélé, directeur général des sports, en présence du premier vice-président du C.n.o.s.c, Blaise Bollet, qui a donné le coup d’envoi, des membres du Comité exécutif de la Fécohand (Fédération congolaise de handball), dont la présidente, Linda Noumazalayi Ebendzé. Seulement, on note une faible participation des équipes et du public à ces compétitions qui se déroulent jusqu’au dimanche 4 octobre.
Au total, huit équipes, toutes issues du Département de Brazzaville, participent aux championnats nationaux de handball chez les séniors hommes et dames. Chez les juniors des deux catégories, on compte une douzaine d’équipes et leur compétition se tient du 27 septembre au 4 octobre. La faible participation des équipes et le peu d’engouement du public qu’on constate dans les compétitions nationales de handball sont en grande partie dus à la crise qui affecte le handball congolais, depuis l’élection de l’actuel Comité exécutif, en août 2025. Les sanctions prises en décembre 2025, par le Comité exécutif, contre 25 clubs affiliés à la Fécohand ont approfondi la crise. Ce qui a conduit ces clubs à s’organiser au sein d’une association, la Dynamique pour le réveil du handball congolais, qui organise des compétitions de gala, pour permettre à ces équipes d’entretenir leurs joueurs.

Dans une conférence de presse qu’il a donnée vendredi 25 septembre, le secrétaire général de la Fécohand, Edouard Sah, assisté du trésorier général, Jean Mbama, et du président de la Ligue professionnelle de Brazzaville, Freddy Ngassaki, a demandé aux clubs sanctionnés de pouvoir écrire à la fédération, qui est disposée à examiner leur situation, afin qu’ils soient réintégrés. Pour l’instant, cette demande n’a pas suscité de réaction du côté des clubs membres de la dynamique.

Au passage, on peut relever que la Ligue de handball de Brazzaville est dorénavant une ligue professionnelle. Raison pour laquelle on s’interroge sur le statut du championnat national: est-ce un championnat professionnel ou amateur? La question reste sans réponse, jusqu’à présent. Entre faible participation, crise de légitimité et confusion sur le statut de la compétition, le handball congolais continue de ramer dans la crise. Les amoureux de la balle en main se demandent aujourd’hui comment sauver le handball congolais. Un dossier à suivre.











