A nous voir vivre et agir au sein de la société congolaise, ces temps-ci, nos amis communs, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, ne cessent de se demander si les Congolais n’ont pas ou ne sont pas en train de perdre la confiance, cette denrée rare et cardinale qui doit exister entre nous, pour un vivre-ensemble pacifique, convivial et constructif.
La confiance! Cette disposition d’esprit portant à se fier à l’autre, en se sentant en sécurité et en sûreté, parce que rien de mauvais ne peut venir de lui. La confiance n’est possible qu’en faisant preuve de vertus comme l’honnêteté, l’objectivité et la reconnaissance de ses erreurs ou de ses fautes quand c’est établi.
Le contraire de la confiance, c’est la méfiance qui glisse vite à la défiance et peut aller jusqu’à la haine, stade psychologique qui précède le passage à la violence. Ce qui oppose le plus les peuples à d’autres, les communautés à leurs semblables, les pouvoirs à leurs populations, ce n’est ni la tête des uns et des autres, ni les idéologies, ni les aptitudes, ni les compétences. Mais, bien le manque de confiance. Toute crise commence par la crise de confiance et quand l’on ne se fait plus confiance, l’on n’a plus rien en commun.
Mais que faisons-nous pour que la confiance soit établie et qu’elle résiste à tout, pour nous mettre, nous tous, sur la même vision? La confiance, doit-on rappeler, est un élément essentiel: sans elle, aucun projet ne peut aboutir. Elle ne se construit que par le dialogue. Mu par un égo ou un égocentrisme démesuré et une suffisance incontrôlée, le dialogue peut se rompre et l’on s’installe dans la défiance, en estimant qu’on est assez fort pour soumettre tout le monde, tout le temps. Or, «personne n’est assez fort pour soumettre tout le monde tout le temps», nous dit le philosophe et écrivain français, Jean-Jacques Rousseau, dans son célèbre ouvrage, «Le contrat social», publié en 1762. La confiance du peuple dans les institutions qui le gouvernent s’entretient. Les institutions ne peuvent pas uniquement s’imposer par la force. Elles doivent à chaque fois conquérir la confiance du peuple, pour jouir de la légitimé nécessaire à l’exercice de l’autorité publique qu’elles représentent.
Il faut donc savoir que dans la société, la confiance s’accorde comme une marque de reconnaissance et comme un pari: le pari que l’autre mérite cette confiance et la respecte. Ne pas respecter cette confiance de manière consciente est souvent source de conflits et à l’origine de bien d’amitiés trompées et d’amours perdus. Donner sa confiance devient donc un pari osé, car c’est accepter implicitement d’être déçu et trompé, comme cela se voit malheureusement. Comprenne qui pourra. Au revoir et à bientôt!

Diag-Lemba.

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