Pendant le temps de l’Avent, la période liturgique chrétienne qui précède Noël, nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu s’étaient rendus, un dimanche, à l’église, en signe de solidarité avec les pauvres, car l’Eglise célébrait, ce dimanche-là, la journée de la paix et de la pauvreté. Dans les lectures et le sermon qu’ils y ont entendus, ils ont reconnu que dans la communauté de Thessalonique, l’apôtre Paul était confronté à un problème inédit: certains croyants pensaient que la vie terrestre n’avait plus de valeur, puisque le Christ allait bientôt revenir.
Alors, ils avaient cessé de travailler, vivant aux dépens des autres et se mêlant de tout, sauf de leurs propres responsabilités. L’apôtre Paul les a corrigés avec fermeté et douceur, en rappelant que lui-même a travaillé de ses mains, pour n’être à la charge de personne. Il voulait les aider à redécouvrir la dignité du travail, don de Dieu et lieu concret où la foi se traduit en actes. C’est ainsi qu’il a dénoncé un comportement que l’on affiche dans nos familles respectives où les jeunes tentés par l’oisiveté, les illusions faciles, comme les voyages rêvés sans projet, l’attente des solutions miraculeuses ou encore par la tendance à attribuer les échecs à la sorcellerie plutôt que d’assumer leurs responsabilités.
A ce propos, le père prédicateur a insisté sur l’exhortation de Saint-Paul: «Dans la tranquillité, qu’ils travaillent et mangent le pain qu’ils auront gagné», avant de conclure que «travailler n’est pas seulement un moyen de vivre», c’est aussi «une manière de servir Dieu, de servir la communauté et de construire l’avenir»
Malheureusement, il a été donné à Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, de constater que beaucoup de gens ont fait de l’assistanat, leur modus vivendi et sont devenus ipso facto partisans du moindre effort, au nom de la misère qui sévit dans notre pays. Ils oublient l’adage qui dit, «Aide-toi et le ciel t’aidera». Ils oublient que la lutte contre la misère est un devoir sacré. Bien sûr, il faut de la solidarité pour combattre la misère et la pauvreté, mais il faut aimer le travail, tout ce qu’on peut faire pour sortir de la pauvreté. «Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, il faut s’unir pour la combattre, la refuser et résister à l’inacceptable», dixit le Père Joseph Wresinski, prêtre diocésain français, fondateur en 1957, France, du mouvement des droits de l’homme, A.t.d Quart monde (Agir tous pour la dignité). Présent dans plus d’une trentaine de, pays, ce mouvement a pour objectif d’éradiquer l’extrême pauvreté. Comprenne qui pourra. Aurevoir et à bientôt!

Diag-Lemba.

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