Alors que le Congo s’apprête à entrer dans la période de campagne pré-électorale à partir du mois de février 2026, nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu remarquent qu’en réalité, on y est déjà depuis, avec les associations soutenant le candidat de la majorité, qui multiplient les initiatives pour séduire les électeurs. Point n’est besoin de les citer, mais à Brazzaville la capitale, ces associations et ces partis occupent le devant de la scène de l’actualité nationale. On a même créé une émission de talk show, «30 jours pour convaincre», où les membres du gouvernement défilent pour présenter le bilan de leurs actions durant le quinquennat qui s’achève. Les Congolais qui vivent le bilan, en savent le ressenti.
Mais, nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu sont désappointés de ne pas entendre les uns et les autres mettre, dans leurs discours respectifs, l’accent sur la jeunesse congolaise dont nos comportements égoïstes et politiciens ont hypothéqué l’avenir. Tout ce qui concerne la jeunesse ne semble pas connaître de progrès certains:
– la création des emplois est devenue pus un discours politique qu’une réalité tangible, les jeunes sortis du système scolaire et universitaire sont condamnés, pour l’immense majorité, à se débrouiller dans l’informel, pour tenter de gagner leur vie, par manque d’emplois;
– la culture ne bénéficie pas de financements publics de nature à soutenir les initiatives des jeunes, car le slogan est déjà connu: le gouvernement n’a pas d’argent;
– le sport s’étiole et beaucoup de métiers qui sont dans ce secteur sont menacés de disparition: on ne joue plus au football à cause des querelles entre dirigeants; le handball est affecté par des sanctions tous azimuts contre tous ceux qui veulent y entreprendre des compétitions; le basketball congolais est toujours sanctionné au niveau international, bref le bilan est tellement positif qu’il n’aurait pas fallu que le président de la Cour constitutionnelle parla de sport;
– les coûts prohibitifs des accès Internet ne permettent pas à la jeunesse d’entreprendre tranquillement dans ce secteur pourtant considéré comme secteur d’avenir avec l’économie numérique, représentant un gigantesque potentiel d’emplois sous d’autres cieux;
– sortir du Congo pour chercher à aller gagner sa vie ailleurs est un parcours du combattant pour le jeune congolais, car se faire établir un passeport relève de l’exploit, là où ailleurs il s’agit d’une formalité administrative ordinaire;
– le transport aérien est en train de devenir l’ombre de lui-même, car aller à Impfondo, Ouesso et même Pointe-Noire par avion n’est plus qu’hypothétique, malgré la construction des aéroports un peu partout sur le territoire national;
– quant à l’eau et l’électricité dans nos villes, n’en parlons même pas puisque le meilleur est à venir et que le présent est à la débrouille, suivant le programme du… non pas du gouvernement évidemment;
– et si on a vite fait de dire le requiem des deux années consacrées à la jeunesse, c’est qu’on l’invite à être toujours patiente, en lui faisant oublier que vieillesse arrive. Ainsi, à 50 ans, on est toujours jeune et il faut attendre, être patient;
Dès le mois de février, les candidats à l’élection présidentielle vont commencer à se faire parler d’eux. Nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu voient que beaucoup de Congolais regardent tout ça avec scepticisme. Ceux qui y trouvent leur intérêt y vont avec enthousiasme. Mais, s’il n’y pas les deux mille francs, vous ne les verrez pas. D’ailleurs même, ça va monter à cinq mille, puis dix mille francs, puisqu’il y a l’inflation partout. Comprenne qui pourra. Aurevoir et à bientôt!
DIAG-LEMBA.





