Fécoju-self (Fédération congolaise de jujitsu et self-défense)
Défi relevé, avec la tenue
des premiers championnats nationaux
Les premiers championnats nationaux de jujitsu et self-défense de l’ère Albaret Céleste Amona dit maître Barabas, président de la Fécoju-self (Fédération congolaise de jujitsu et self-défense), se sont tenus du samedi 3 au dimanche 5 octobre 2026, au Gymnase Henri Elendé, à Brazzaville, au grand bonheur des jujitsukas venus de six départements (Kouilou, Niari, Bouenza, Likouala, Sangha et Brazzaville). Des médailles ont été décernées aux trois premiers des deux versions (hommes et dames) dans chaque catégorie des deux styles, Ne-waza et Fighting system.
Au total, il y a eu 82 combats livrés par les 140 jujitsukas (hommes et dames) ayant participé aux championnats nationaux, les premiers après la levée, en mars dernier, de la suspension qui frappait leur discipline. La délégation la plus nombreuse a été celle de Brazzaville avec 59 jujitsukas, suivie de celle de Pointe-Noire (14), Kouilou (9), Bouenza (7), Niari (7) et Sangha (6). Au tableau des médailles, c’est le Département de Brazzaville qui s’est taillé la part du lion, en remportant onze médailles d’or, suivi du Kouilou avec trois médailles d’or et de la Sangha avec une médaille d’or.

Pour le président de la fédération, Albaret Céleste Amona dit maître Barabas, cette compétition est arrivée à point nommé, au regard de la soif qu’avaient les jujitsukas d’entrer sur le tatami. Pour sa part, Jean-Baptiste Ossé, le représentant du C.n.o.s.c (Comité national olympique et sportif congolais) a félicité les organisateurs. «Pari gagné pour les organisateurs et félicitations pour avoir tenu la compétition sans incident, après plusieurs années de disette», a-t-il déclaré.

Le représentant du ministre en charge des sports a, quant à lui, reconnu le professionnalisme de la nouvelle équipe dirigeante de la fédération qui, en un temps record, a réalisé la quasi-totalité des activités programmées durant cette saison sportive. Pour leur part, les jujitsukas n’ont pas tari d’éloges à l’endroit de la fédération et de son président, car pour eux, il était temps de se retrouver officiellement sur les tatamis, après plusieurs années d’absence.

Au terme de ces championnats nationaux, plusieurs récompenses ont été octroyées. D’abord, un diplôme d’honneur au ministre en charge des sports, Hugues Gouélondélé, qui a accepté que le jujitsu et self-défense retrouve sa place parmi les disciplines sportives de notre pays. Ensuite, un diplôme d’honneur à Raymond Ibata, le président du C.n.o.s.c, et à son secrétaire général, Jean-Baptiste Ossé, pour avoir eu le mérite de faciliter le retour officiel du jujitsu self-défense comme discipline sportive.












