A.m.c (Association des médecins du Congo)

La médecine intégrative au cœur d’une conférence animée par le prof Nkoua-Mbon

Considérée comme la médecine de demain, la médecine intégrative résulte de la combinaison de la médecine conventionnelle avec des pratiques complémentaires, dans une approche globale du patient (état physique, mental, émotionnel…), au lieu de se limiter uniquement à la maladie à traiter. Ce sujet d’actualité dans le monde de la santé a fait l’objet d’une conférence, samedi 15 novembre 2026, au centre virtuel de documentation et d’information de l’O.m.s à Brazzaville sur le thème, «Médecine intégrative, médecine de demain». Animée par le prof Jean-Bernard Nkoua-Mbon, professeur en cancérologie médicale et spécialiste en médecine intégrative, cette conférence rentre dans le cadre des activités de l’A.m.c (Association des médecins du Congo) sous le patronage de son président, le prof Richard Roger Urbain Bileckot.

La conférence organisée par l’Association des médecins du Congo avait pour objectif principal de sensibiliser les professionnels de santé aux opportunités offertes par l’I.a (Intelligence artificielle) et les big-data dans le traitement des patients. Les big-data, c’est l’ensemble des données produites et échangées sur Internet à très grande vitesse, dépassant ainsi la capacité des outils de gestion traditionnels. De nombreux étudiants en médecine ont participé activement à cet événement, témoignant ainsi de l’implication des jeunes générations dans la volonté de répondre aux défis contemporains, tout en promouvant l’innovation dans le domaine médical.
Le prof Jean-Bernard Nkoua-Mbon, en pleine conférence
Dans son intervention, le prof Jean-Bernard Nkoua-Mbon a souligné l’importance d’adopter une approche moderne. «Si nous n’arrivons pas à la modernité, nous serons largués. La médicine dite conventionnelle s’est améliorée à la complémentarité qui vient de l’intelligence artificielle, des big data et des innovations technologiques devenues», a-t-il signifié sans ambages. Le célèbre cancérologue congolais a également mis en garde contre une utilisation imprudente et non-maîtrisée de l’I.a, soulignant que des données erronées ont pour conséquence de fausser les résultats. Une rigueur dans l’analyse et la validation des propositions fournies par l’I.a s’impose donc à tout instant.
En ce qui concerne l’application des nouvelles technologies, notamment l’I.a et les big-data, dans le système de santé congolais, il a exprimé ses regrets de voir que cette culture de la modernité ne semble pas prendre. «Je parle de ça depuis vingt ans, mais le Congo est un pays réfractaire à tout ce qui est nouveau», a-t-il déclaré, tout en déplorant le fait que beaucoup de jeunes privilégient la politique, devenue le raccourci pour vite accéder à leurs ambitions, au détriment des sciences et du savoir, freinant ainsi les progrès nécessaires.
Des étudiants dans l’assistance
La photo de famille des étudiants en médecine autour du prof Nkoua-Mbon après la conférence
Notons que le conférencier a fourni aux participants des connaissances approfondies et un aperçu détaillé sur les avantages et les défis de l’usage de l’Intelligence artificielle et les big-data dans le domaine médical. Des discussions fructueuses ont eu lieu, permettant aux professionnels de santé et aux étudiants en médecine de partager leurs expériences et de discuter des avantages de l’I.a sur le diagnostic médical et l’amélioration des soins de santé.
Roland KOULOUNGOU

Reportage

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