C.m.e.t (Cercle de mouvement d’éveil de la jeunesse)

Les écrivains Henri Djombo et James Gassongo célébrés par la foire
du livre à Moungali

Le C.m.e.t (Cercle de mouvement d’éveil de la jeunesse) a organisé, samedi 18 avril 2026, au Centre culturel Zola, à Brazzaville, la première édition de la foire du livre dénommée «Folire», visant à promouvoir la lecture et valoriser les auteurs congolais. L’événement, placé sous le patronage du président du C.m.e.t, Bayonne Tchikounh, a été couplé à un concours de lecture expressive et a réuni plusieurs acteurs du monde littéraire congolais, dont les écrivains Henri Djombo et James Ngassongo.

Au cours de la manifestation culturelle, les romans des deux auteurs, «Une semaine au Kinango»de Henri Djombo, et «Les malades en vadrouille», de James Gassongo, ont été présentés au public, en présence de l’écrivain Rosin Francis Emerson Loemba et du prof Edouard Ngamoutsika, de l’A.u.f (Agence universitaire de la Francophonie). Élèves, étudiants et passionnés de littérature ont également pris part à cette rencontre, animée par la journaliste Mondésire Ikando.
Les écrivains Henri Djombo (en chapeau feutre et James Gassongo) pendant la foire du livre
Abordé par la presse, l’écrivain Henri Djombo a mis en lumière les inégalités sociales abordées dans son œuvre. «L’homme politique est observateur, avisé et assidu. J’écris ce que j’observe; ne pas le dire serait synonyme d’abandon», a-t-il déclaré. Il a, par ailleurs, salué l’initiative du Folire, qu’il considère comme «excellente» et digne d’être soutenue pour son développement. Selon lui, une telle organisation pourrait attirer davantage d’écrivains, de lecteurs et faciliter l’accès aux livres.
L’écrivain Henri Djombo pendant sa communication à la foire
L’écrivain James Gassongo
Photo de famille, après le panel
Pour sa part, James Gassongo a estimé que la littérature congolaise nécessite un soutien accru. «Nous avons le devoir de la promouvoir. Nos écrivains étaient autrefois visibles dans l’espace francophone. Aujourd’hui, ils le sont moins», a-t-il affirmé, appelant à la multiplication des initiatives culturelles.
Selon le coordonnateur du C.m.e.t, Didier Messie Lelekat, l’objectif principal de la Folire est de redonner le goût de la lecture à la jeunesse congolaise et d’accroître la visibilité des auteurs nationaux ainsi que de leurs œuvres. «Nous avons constaté que les jeunes s’éloignent progressivement de la lecture. Ce concours vise à raviver leur intérêt et à valoriser l’expression orale», a-t-il laissé entendre.
Au-delà de l’événement, «Folire» met en lumière une urgence: celle de sauver une culture du livre en perte de vitesse face à de nouveaux usages. Sans un engagement durable, la littérature congolaise risque de s’effacer progressivement du débat public.
Roland KOULOUNGOU

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