Journée mondiale de la liberté de la presse

Au Congo, la célébration, décalée, mettra l’accent sur l’état de la liberté de la presse

Le 3 mai de chaque année, la communauté internationale célèbre la journée mondiale de la liberté de la presse. Cette année, cette journée tombe un dimanche. D’où le report de sa célébration, tout en la pointant, dimanche 3 mai, pour sensibiliser les pouvoirs publics et l’opinion nationale sur l’importance de la liberté de la presse. Au Congo, des organisations professionnelles de la presse, dont l’U.p.p.c (Union des professionnels de la presse du Congo), le J.e.c (Journalisme et éthique Congo), etc, se sont entendues pour célébrer cette journée le vendredi 8 mai, par l’organisation d’une conférence qui débouchera sur un appel à la concrétisation de l’aide publique à la presse.

La 33ème édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée cette année sous le thème: «Façonner un avenir en paix». La conférence mondiale marquant la célébration de cette journée est décalée et se déroule du lundi 4 au mardi 5 mai 2026, à Lusaka, en Zambie, sous l’égide de l’Unesco, avec la participation des journalistes et responsables d’organisations de défense de la liberté de la presse venus du monde entier.
Une presse libre et responsable est un facteur de stabilité sociale et de paix
Au Congo, les organisations des professionnels de l’information et de la communication, notamment l’U.p.p.c, dirigée par Jean Charles Maniongui, le J.e.c par Arsène Sévérin Ngouéla, la Fésytrac (Fédération syndicale des travailleurs de la communication) dont Edouard Adzotsa est le secrétaire général, le Sylacc (Syndicat libre des agents de la communication du Congo) avec à sa tête Lucien Oko, le G.j.p (Groupe de journalistes pour la paix) dirigé par Nathalie Christine Foundou, l’A.e.p.c (Association des éditeurs de la presse du Congo) qui a Clotaire Hymboud comme secrétaire général, le C.m.l.c (Collectif des médias en ligne du Congo) que dirige Jean-Eudes Nganga, etc,  se sont entendues pour célébrer la journée mondiale de la liberté de la presse, le vendredi 8 mai, à travers une conférence à l’Hôtel Saint François de Paule, situé derrière la Cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville, avec l’appui du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de la communication), du Ministère de la communication et des médias, de la représentation de l’Unesco au Congo, etc.
Une presse libre et responsable est un bon compagnon de l’accélération de la marche vers le développement
Outre la diffusion des différents messages prononcés à l’occasion de cette journée, la conférence est l’occasion, pour les responsables de ces organisations et les journalistes, de faire le point sur l’état de la liberté de la presse au Congo et de mettre l’accent sur les conditions de travail des journalistes, en appelant à la concrétisation de l’aide publique aux médias, à travers le Fonds d’appui aux organes de presse, mis en place par le gouvernement depuis la loi des finances 2025,  en  remplacement de la Rav (Redevance audiovisuelle) qui, depuis son institution en 2001, n’a jamais pu être concrétisée en faveur de tous les médias.
En ce qui concerne l’état de la liberté de la presse, il faut rappeler que le Congo a connu une progression dans le classement mondial de la liberté de la presse 2026 de R.s.f (Reporters sans frontières). Notre pays a progressé à la 68ème place sur 180 pays, gagnant ainsi trois places par rapport au classement de 2025 où il occupait la 71ème place. Des efforts restent à déployer pour avancer, d’autant plus que R.s.f pointe le fait que «l’influence du pouvoir se ressent fortement sur le secteur médiatique, pluraliste en apparence, mais où l’autocensure demeure la règle. Les détentions arbitraires de journalistes sont rares, mais peuvent s’avérer très longues». Lors de la dernière élection présidentielle, le C.s.l.c a relevé un grand déséquilibre d’accès aux médias entre les candidats.
Des journaux en vente à Brazzaville, il y a quelques années. Aujourd’hui, la presse imprimée tend à disparaître, au profit de la presse en ligne.
En attendant, les organisateurs de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse encouragent les journalistes à intervenir dans les médias, le dimanche 3 mai, pour sensibiliser l’opinion sur l’importance de cette journée et d’être attentifs au message du gouvernement que le ministre de la communication et des médias rendra public, à cette occasion.
Urbain NZABANI

Documentaire de la Deutsche Welle sur la presse en Afrique

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