Rêver d’une usine d’assemblage de voitures Toyota ou d’une fabrique de pièces de rechange Toyota est un rêve réalisable en République du Congo. Qui, ces dernières années, a connu, visité, parcouru ou séjourné dans les grandes villes congolaises de Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie, s’est mis à l’évidence de ce qu’en dehors des véhicules de transport de matériaux lourds, circulent dans ces villes, près de 98% de voitures légères et autres véhicules utilitaires 4×4 de marque Toyota, toutes séries et appellations commerciales confondues. Tendance identique dans les centres urbains secondaires de l’intérieur du pays. L’enseigne de la marque Toyota est même visible aux points où, parallèlement, prédominent des véhicules spéciaux chargés du transport de marchandises ou des camions grumiers en zones forestières.

Dans le secteur du taxi, il circule sur l’ensemble du territoire congolais, la Toyota Corolla, étonnamment baptisée Benoît XVI, par le langage populaire, du nom du Pape Benoît XVI qui s’en est allé depuis plusieurs années. Interrogez les chauffeurs de taxi sur la cause, l’origine, l’utilité ou même ce qui caractérise le symbole de cette appellation de Benoît XVI, aucune réponse cohérente ne vous sera donnée.
Face à ce goût prononcé de l’utilisateur congolais pour la voiture de marque Toyota, peut-être pourrait-il être étudié, avec la Société japonaise Toyota, deux types de projets, pour n’en retenir que celui qui s’y prêterait le mieux. Etant entendu que le site où serait montée l’usine devrait répondre à des critères de rentabilité. Soit installer une usine d’assemblage de voitures Toyota dont la marque et le gabarit seraient à déterminer; soit construire une fabrique de pièces détachées Toyota, dont les spécificités techniques seraient aussi à caractériser.
Pour se mettre à l’abri de la concurrence des voitures Toyota fabriquées ailleurs, en Afrique, l’on pourrait plutôt opter pour la fabrique des pièces détachées. N’eussent été la baisse du patriotisme des Congolais et le peu d’enclin dont ceux-ci font preuve pour le respect du patrimoine public et le bien commun, les projets Toyota en République du Congo devraient être étudiés sous le label d’une entreprise d’Etat ou d’une société mixte avec capitaux publics et privés, plutôt que d’en faire un projet à raison sociale strictement privé.
Malheureusement, l’expérience de la faillite et de l’échec du lot des belles entreprises publiques congolaises, nées, avec bonheur, au lendemain de la Révolution des 13-14 et 15 août 1963, fait toujours frémir qu’il n’est pas nécessaire d’engloutir des fonds publics dans un projet identique. Donc, projet Toyota avec capitaux privés, au demeurant ceux de la Société japonaise Toyota elle-même.
Des pays africains se sont placés dans cette logique d’automobiles Toyota fabriqués sur leur sol. Au Ghana, après Volkswagen, Toyota a lancé, en juin 2024, une usine d’assemblage, moyennant un investissement de 7 millions de dollars. L’unité produira environ 1.330 véhicules par an, destinés au marché ghanéen et africain.
En août 2020, alors que la pandémie de covid-19 battait encore son plein, Volkswagen a mis en service une usine d’assemblage d’une capacité de 5 mille véhicules par an. Un projet qui contribue au programme de transformation industrielle du gouvernement ghanéen. Des installations d’usines de voitures qui sont intervenues suite à une politique publique d’amélioration du climat des affaires et d’attrait des d’investissements directs étrangers. Une politique qui a, également, permis des créations dans le domaine de l’hôtellerie.
L’usine d’assemblage automobile de Toyota qui vient s’ajouter à celle de Volkswagen place le Ghana au-devant de la scène en Afrique de l’Ouest en matière de construction automobile. Des pays comme le Maroc et l’Afrique du Sud sont jusqu’à présent, et de loin, les deux leaders de la production automobile, à l’échelle du continent africain. La situation devrait évoluer, dans les prochaines années, avec la montée en puissance de l’Egypte. Dans le cas de la République du Congo, dans l’hypothèse d’une manufacture de pièces détachées Toyota, des négociations devraient se dérouler, sous l’égide du gouvernement, avec les établissements privés écoulant actuellement les pièces détachées d’origine étrangère, sur l’espace national, pour protéger la production locale issue d’une usine locale de la concurrence des pièces d’importation.

Joseph
OUABARI MARIOTTI

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