Mme Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa Goma, ministre affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire, a procédé, lundi 19 mai 2025, au lancement officiel des formations des jeunes vulnérables et déscolarisés en apprentissage d’un métier, en vue de leur inclusion productive, organisées par le P.s.i.p.j (Projet de protection sociale et d’inclusion productive des jeunes), financé par la Banque mondiale et placé sous tutelle du Ministère affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire. La première vague concerne plus de deux mille jeunes âgés de 18 à 35 ans, qui bénéficient de ces formations, sur près de cinq mille jeunes sélectionnés jusqu’en 2027.
La cérémonie de lancement de ces formations a eu lieu au Cefa (Centre d’éducation, de formation et d’apprentissage), situé entre les Lycées techniques industriel et commercial, à Brazzaville, en présence de plusieurs personnalités, dont Mme Trina Haque, directrice régionale pour le développement humain à la Banque mondiale, Laurent Edgard Bassoukissa, administrateur-maire du premier arrondissement Makélékélé, représentant son collègue de Bacongo.
Les formations concernent plus de 22 métiers, comme l’agriculture, les services, le bâtiment, l’industrie, etc. Les formations sont gratuites et se déroulent sur une durée allant de 6 à 9 mois, en fonction des filières, dans les villes de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso. Après la présentation du projet et de son intérêt, des messages ont été adressés aux jeunes à travers les différentes allocutions prononcées. La jeunesse est une catégorie sociale qui constitue un trésor inépuisable pour le développement du pays. Ces formations répondent positivement à l’épanouissement de la jeunesse congolaise. Investir pour la jeunesse demeure un challenge pour qu’elle puisse avoir des repères.
Ainsi, à la cérémonie de lancement, Mme Trina Haque, au nom de la Banque mondiale, a souligné que «les jeunes vulnérables de nos jours sont une priorité. C’est pourquoi, à la demande du pays, la Banque mondiale avait approuvé, en juin 2022, un financement additionnel de 83 millions de dollars américains au projet de protection sociale et de l’inclusion productrice des jeunes. Ce financement permet de toucher environ 45 mille jeunes, à travers les formations à l’auto-emploi et les formations en apprentissage, avec pour objectif d’améliorer ou de renforcer les moyens d’existence et de leur autonomie. Ces formations sont une opportunité exceptionnelle pour les jeunes pauvres et vulnérables».
Lançant les formations, la ministre Mboukou-Kimbatsa Goma a décrit le profil des formations tout en relevant que le chiffre retenu dans ce projet est largement insuffisant. «Nous devons faire plus», a-t-elle indiqué. «Deux types de formations sont prévues, la formation en auto-entreprenariat et la formation en apprentissage d’un métier. Il reste encore quelques ajustements à faire. Un certain nombre de jeunes vont être placés dans les centres de formation publics et privés, ainsi que dans les ateliers des maîtres artisans. Au total, cinq mille jeunes seront formés en apprentissage d’un métier, répartis dans les villes retenues. Mais, ce chiffre est dérisoire, au regard du nombre élevé de jeunes gens désœuvrés. Cette initiative nous invite à faire davantage en faveur des jeunes», a-t-elle déclaré.
Martin BALOUATA-MALEKA








