Dans le cadre de la transparence de la gestion des ressources forestières, l’administration forestière et un consortium constitué des organisations de la société civile ont procédé au lancement, mardi 27 janvier 2026, à Brazzaville, d’un nouveau projet intitulé: «Utiliser la loi pour lutter contre l’exploitation illégale et non durable des ressources forestières et promouvoir une gouvernance plus équitable des forêts et des terres pour la période 2025-2029». Ce projet vise à renforcer l’Etat de droit environnemental et foncier, la participation de la société civile, en prenant en compte ses préoccupations et les attentes des communautés locales et des populations autochtones dans les nouveaux textes règlementaires qui seront bientôt adoptés.

Actuellement, le pays est engagé dans plusieurs réformes structurantes, telles que le Programme national d’affectation des terres, la mise en œuvre du code forestier n°33 du 8 juillet 2020, les A.p.v-Flegt (Accords de partenariat volontaire et Application des règlementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux) et la Redd+ (Réduction des gaz à effet de serre), les engagements climatiques internationaux ainsi que les initiatives sur la transparence, la lutte contre la corruption et la gouvernance des ressources naturelles. Beaucoup de lois sont en train d’être revues, pour promouvoir une gouvernance forestière plus inclusive, transparente et responsable.
La cérémonie de lancement du nouveau projet était co-présidée par Jean-Raphaël Côme Ngoma-Kaya, directeur du Parc zoologique et botanique de Brazzaville, représentant le directeur général de l’économie forestière et Adam Wetss, directeur de programme de l’organisation internationale Client earth, basée à Londres, en présence des deux responsables des organisations locales de la société civile, notamment Alfred Nkodia, coordonnateur du C.a.g.d.f (Cercle d’appui à la gestion durable des forêts) et Maixent Fortunin Agnimbat Eméka, président du F.g.d.h (Forum pour la gouvernance des droits de l’homme). Toutes ces organisations font partie du consortium soutenu financièrement du gouvernement britannique à travers le Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement.
Le nouveau projet prévoit d’appuyer les organisations de la société civile, en renforçant leurs capacités juridiques d’analyse des textes règlementaires en réforme et de plaidoyer. Une attention particulière sera portée au suivi citoyen et indépendant du secteur forestier ainsi qu’à l’accompagnement des communautés locales et autochtones, pour faire entendre leurs priorités dans les processus de réforme.
En lançant officiellement la mise en œuvre du projet, Jean-Raphaël Côme Ngoma Kaya a reconnu l’apport de la société civile dans la gestion durable des forêts. «Le Congo a été parmi les pionniers de la sous-région à avoir permis à la société civile d’exercer un contrôle indépendant de l’application de la loi forestière. Cette expérience a fortement contribué à la reconnaissance de l’utilité de la société civile dans d’autres processus. Le Ministère de l’économie forestière a ainsi valorisé l’apport de la société civile dans les processus de gestion durable des forêts, jusqu’à en faire une des parties prenantes majeures», a-t-il déclaré. Signalons qu’en Afrique, ce projet s’exécute dans six pays.

Martin
BALOUATA-MALEKA

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