Présidentielle 2026
La Cour constitutionnelle a tranché: Denis Sassou Nguesso définitivement vainqueur
La Cour constitutionnelle, sous la direction de son président, Auguste Iloki, a rendu sa décision finale sur les résultats de l’élection présidentielle, à l’issue de l’audience publique qui s’est tenue samedi 28 mars 2026, à son siège, à Brazzaville, sur l’affaire unique introduite par le candidat proclamé perdant, Uphrem Dave Mafoula, avec 1,03% des voix exprimées, et qui portait sur le«recours aux fins d’annulation des résultats de l’élection présidentielle et de l’élection Monsieur Denis Sassou-Nguesso», tel que libellé par le greffier en chef de la cour, Gilbert Itoua. Elle a rejeté le recours en annulation, faute de preuves pour étayer les accusations de fraudes massives. Elle a qualifié la requête du candidat malheureux, Uphrem Dave Mafoula, d’«infondée» et confirmé l’élection du candidat Denis Sassou-Nguesso (82 ans), avec 94,90% des suffrages exprimés. (Voir en bas, la décision de la Cour constitutionnelle).
Selon la décision rendue par la Cour constitutionnelle et lue par son président, «le candidat Denis Sassou Nguesso ayant obtenu 2.509.456 voix, soit 94,90% des suffrages exprimés, et donc plus de la majorité absolue des suffrages exprimés dès le premier tour de l’élection du Président de la République scrutin des 12 et 15 mars 2026, est déclaré élu Président de la République».

Les résultats provisoires annoncés le 17 mars par le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, lui attribuaient 94,82% des voix. Les chiffres ont ensuite connu de légers ajustements, pour une consolidation finale à 94,90%. Le taux de participation est aussi revu à la hausse et passe de 84,65% à 85,99%.
Cette validation officielle consacre un cinquième mandat consécutif, depuis 2002, pour Denis Sassou-Nguesso, revenu au pouvoir en octobre 1997, à l’issue d’une guerre ayant provoqué la chute de son prédécesseur, Pascal Lissouba. La cérémonie de prestation de serment du Président réélu est fixée au jeudi 16 avril prochain, au Stade de la Concorde, dans la commune de Kintélé, voisine de Brazzaville. A l’audience, il était défendu par deux avocats, maîtres Emmanuel Oko et Eric Yvon Ibouanga.



Le candidat malheureux, Uphrem Dave Mafoula, qui s’est présenté à l’audience sans avocat, s’évertuant à défendre, seul, sa requête, a quant à lui, pris acte de la décision de la Cour constitutionnelle, mais reste convaincu que le scrutin était entaché de fraudes. «Nous avons tous suivi les débats ici à la Cour constitutionnelle. La décision du juge constitutionnel a été donnée et j’en prends acte. Mais, cela n’enlève pas le constat que nous avons fait; cela n’enlève pas la vérité de ce qui s’est réellement passé. Dans notre pays, ce que nous recherchons avant tout, c’est son avancement. Et en tant que politique, je suis attaché à une notion, la notion de légitimité. Mais, je voudrais ici un grand merci au peuple congolais, aux Congolais qui m’ont apporté leurs voix, parce que je pense que c’est un signe, le signe qu’ils sont pour le changement. Et je peux simplement leur garantir que je continuerai à mener le combat pour la démocratie dans notre pays», a-t-il confié à la presse, au sortir de l’audience à la Cour constitutionnelle où sa requête en annulation de l’élection présidentielle a été rejetée, faute de preuves. Dans sa requête, il évoquait notamment «des pressions sur ses délégués dans certains bureaux de vote, la participation présumée de mineurs ainsi que des incohérences dans les résultats enregistrés dans plusieurs localités, dont Mossaka et Impfondo».
Céleste Exaucé SINDOUSSOULOU
Décision de la Cour constitutionnelle









