La Coalition T.l.p Congo (Tournons-la-page) a organisé, vendredi 23 janvier 2026, à l’Hôtel Saint François de Paule à Brazzaville, un atelier d’élaboration et de validation de son Plan d’action 2026-2027, sous le thème: «Quelle stratégie pour T.l.p Congo face aux défis démocratiques?». Réunissant les responsables de la coalition et des représentants des O.n.gs membres de la plateforme, sous le patronage du coordonnateur Christian Mounzéo, cet atelier a permis d’adopter une feuille de route destinée à renforcer la mobilisation citoyenne, le plaidoyer démocratique et le suivi du processus électoral, à l’approche de l’élection présidentielle prévue en mars 2026. Au sortir de cet atelier, le coordonnateur Christian Mounzéo a exprimé sa préoccupation sur le climat de peur qui règne, en exigeant que l’élection présidentielle soit libre, transparente équitable et crédible.

L’adoption du Plan d’action 2026-2027 de la Coalition T.l.p Congo est intervenue dans un climat marqué par de graves violations des droits humains, notamment les exécutions sommaires et extrajudiciaires ainsi que les atteintes répétées aux libertés fondamentales. Selon la coalition, ces violations sont le fait des agents de la D.g.s.p (Direction générale de la sécurité présidentielle), structure qui a reçu mission du Président de la République de lutter contre le phénomène de grand banditisme urbain dits Kuluna et Bébés noirs. Pour T.l.p Congo, le mode opératoire de la D.g.s.p participe malheureusement à l’instauration d’un climat de peur incompatible avec un processus électoral crédible.

Christian Mounzéo, coordonnateur de T.l.p Congo.

Interrogé par la presse, Christian Mounzéo a souligné que l’égalité et l’équité entre les candidats constituent des principes fondamentaux d’un processus électoral crédible. «Tous les candidats doivent partir avec les mêmes chances», a-t-il affirmé. Le coordonnateur de T.l.p Congo s’est aussi interrogé sur le vote anticipé des militaires: «Sous d’autres cieux, ils sont certes des citoyens, mais ils ne votent même pas. Pourquoi est-il essentiel que les militaires votent avant les autres? Et surtout, qui contrôle le vote des militaires?», s’est-il interrogé, en dénonçant par le fait même une zone d’ombre persistante du système électoral, avec ce vote anticipé des militaires.
À deux mois de l’élection présidentielle, Christian Mounzéo a également exprimé ses inquiétudes face à certains discours qu’il juge peu démocratiques et liberticides, susceptibles de restreindre l’observation citoyenne indépendante. «Pour que le suivi citoyen soit effectif, il faut des conditions de liberté, d’indépendance et de sécurité. Or, certains discours actuels réduisent l’espace et l’intérêt de l’observation citoyenne. Je me demande qui aurait intérêt à une élection sans observation citoyenne et qui en serait réellement le gagnant», a-t-il déploré.
Pour T.l.p Congo, la question de la légitimité électorale demeure centrale et non négociable. «La légitimité ne se décrète pas, elle se construit. Elle vient des électeurs, à condition qu’ils soient libres, sereins et qu’ils votent dans un cadre équitable et transparent. Or, aujourd’hui, ces conditions ne sont toujours pas réunies», a-t-il fait savoir.
Créée en 2015, la Coalition T.l.p Congo est une plateforme de la société civile engagée à promouvoir une bonne gouvernance électorale, de façon à garantir l’alternance démocratique en Afrique. Elle regroupe quinze organisations œuvrant pour la défense de la démocratie, de l’État de droit, des droits humains, de la paix et de la lutte contre la corruption.

Roland KOULOUNGOU

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