Etats-Unis

Le Congo compte parmi les pays suspendus de visas d’immigration permanente

Dans le cadre des nouvelles mesures migratoires instaurées par le Président Donald Trump, Washington a annoncé la suspension, à compter du mercredi 21 janvier 2026, des demandes de visas d’immigration permanente pour 75 pays, dont 26 États africains parmi lesquels la République du Congo, mais aussi la Côte d’Ivoire, le Cameroun ou le Sénégal. Notre pays était déjà frappé par la décision du 4 juin 2025 touchant 12 pays visés par une interdiction complète de leurs ressortissants d’entrer aux Etats-Unis, car ces pays sont «jugés déficients en matière de contrôle et de filtrage et considérés comme présentant un risque très élevé pour la sécurité des États-Unis».

La nouvelle mesure concerne la suspension du traitement des visas d’immigration permettant une installation durable sur le territoire américain, notamment dans le cadre du regroupement familial, du travail permanent ou de l’obtention de la résidence légale. Pour les ressortissants des pays visés par cette procédure, qui se sont déjà engagés dans des démarches d’immigration vers les États-Unis, cette suspension représente un coup d’arrêt brutal. Les dossiers déjà déposés ne sont pas annulés, mais leur traitement est gelé pour une durée indéterminée, sans calendrier officiel de reprise.
Amanda S. Jacobsen, chargée d’affaires à l’Ambassade américaine
Les autorités américaines justifient cette mesure par la nécessité de réévaluer les procédures migratoires, renforcer les contrôles administratifs et limiter l’entrée aux Etats-Unis de personnes susceptibles de dépendre des aides sociales américaines. Le Département d’État affirme dans un communiqué publié le 7 janvier dernier, que les ressortissants des pays concernés, déjà installés aux États-Unis, perçoivent des aides sociales à des «niveaux inacceptables». Désormais, Donald Trump considère que les immigrants doivent être «financièrement autonomes» et ne pas «constituer une charge pour les Américains». Les consulats américains doivent désormais s’assurer que les demandeurs de visas ont des moyens financiers suffisants, pour ne pas dépendre des aides de l’État américain dans leur vie aux Etats-Unis.
Cette orientation s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement de la politique migratoire depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Cette situation suscite de nombreuses interrogations au sein des communautés africaines, notamment parmi les familles séparées par les procédures migratoires.
Dans la coopération entre le Congo et les Etats-Unis, le chapitre migration a pris un coup dur
Toutefois, les visas temporaires (tourisme, études ou affaires) ne sont pas directement concernés par cette décision, même si les contrôles pourraient être renforcés lors du traitement des demandes. Cette suspension relance par ailleurs le débat sur les inégalités d’accès à la mobilité internationale et sur la dépendance de nombreux États africains aux politiques migratoires des grandes puissances.
Côté congolais, le gouvernement s’était montré confiant après la première mesure, pensant que les échanges avec Washington allaient aboutir à mettre fin à l’interdiction infligée au Congo. La nouvelle mesure indique plutôt que Brazzaville a peu de chances de s’en sortir sous l’ère Trump, malgré l’optimisme de ses dirigeants. Le 15 août dernier, la chargée d’affaires à l’Ambassade des Etats-Unis au Congo, Amanda S. Jacobsen, adressait un message fort sympathique aux Congolais, à l’occasion de leur fête de l’indépendance, en exprimant sa volonté d’intensifier la collaboration sur les enjeux essentiels tels que la migration. Mais, privés de visas américains, les Congolais voient un tel enjeu vidé de sens.
Céleste Exaucé SINDOUSSOULOU

Reportage

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