Il est clair que le début du 21ème siècle est marqué par l’expansion des réseaux sociaux, ces moyens de communication sociale qui permettent à la fois d’atteindre le public et de réseauter des groupes de gens inter-agissants, grâce à l’Internet. Apparus à la fin des années 70 aux Etats-Unis, à l’initiative de deux Américains à l’origine du premier site Internet permettant l’échange d’informations, les médias sociaux ou plus prosaïquement les réseaux sociaux ont connu un développement rapide à partir des années 90, grâce au World wide web (W.w.w), la toile mondiale signifiant l’Internet. Le succès des réseaux sociaux a provoqué l’explosion du ministère de la tchatche, où des gens développent des talents de grands parleurs, communicateurs, pédagogues, tribuns et aussi de donneurs de leçons ou de manipulateurs.

Du coup, les réseaux sociaux charrient tout: du bon et du mauvais grain. Se limiter aux réseaux sociaux pour s’informer comporte beaucoup de risques d’abrutissement. Dans ce fleuve qui charrie tout, il faut être un as pour savoir distinguer le bon grain de l’ivraie. Il s’agit d’être capable, devant chaque produit, de différencier ce qui relève de la rumeur, de l’information, de la désinformation, de la mésinformation, de la manipulation, de l’escroquerie, etc. Et ce n’est pas du tout facile évidemment. On tombe dans le piège, même quand on est fort prudent.
Point n’est besoin de vouloir laisser croire que les médias classiques disent la vérité. Le terme «fake news», popularisé par le Président américain, Donald Trump lors de son premier mandat (2017-2021) est tourné principalement contre les médias classiques et leurs journalistes. Peu avant son deuxième mandat, D. Trump a créé son propre réseau social qu’il a baptisé «Truth social», après son bannissement des plateformes traditionnelles comme Twitter, Facebook et YouTube. Il prétend ainsi ne dire que la vérité. Mais, tout le monde sait que c’est sa vérité à lui et ses partisans.
Les médias classiques ont au moins l’avantage d’avoir une forme objective de traitement de l’information, quand bien même chaque média a sa ligne éditoriale. «Les faits sont sacrés, mais le commentaire libre», dit un principe fondamental en matière de presse. Les journalistes ont l’obligation professionnelle et déontologique de rapporter les faits avec exactitude et en intégralité, mais ils sont libres des interpréter, les analyser et les commenter. Et les citoyens sont libres de suivre ou non leurs commentaires, analyses ou opinions. Le reste est un jeu d’influence. Un journaliste influent peut faire passer son opinion pour de la vérité. Mais, ce n’est là qu’un jeu d’influence, surtout dans les réseaux sociaux où l’on a consacré une race d’acteurs appelés «influenceurs». S’il y a des influenceurs, c’est qu’il y a des influencés. Ah, la communication du 21ème siècle!

Martin
BALOUATA-MALEKA

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