Littérature
James Gassongo largue un recueil
de nouvelles, «Les malades en vadrouille»
Avec sa deuxième publication littéraire, James Gassongo (59 ans), de profession comptable, s’affirme comme un auteur littéraire aux textes originaux. Après sa première publication, le roman «Tuez-le-nous! Le couloir de la mort», paru en mai 2021, aux Editions Saint-Honoré (France), voilà qu’il largue un recueil de nouvelles intitulé, «Les malades en vadrouille», publié par les Editions Le Lys Bleu basées à Paris (France). Au Congo, l’ouvrage, qui regroupe huit nouvelles, sera disponible à partir de décembre 2025. Dans un entretien accordé à un confrère, il présente son ouvrage dans les termes suivants.
* «Les malades en vadrouille» est à la fois percutant et sombre. Dans le livre, qui sont ces «malades» et pourquoi sont-ils en vadrouille?
**Les «malades» sont métaphoriquement tous les individus qui habitent la cité en déliquescence. Les «malades» représentent symboliquement tous les habitants de la ville en décomposition. Ils ne subissent pas uniquement des afflictions physiques, mais aussi la pathologie de la société: le désordre social, l’effondrement moral, l’iniquité et l’insensibilité. Ils sont «en vadrouille», parce qu’ils ont été laissés pour compte, par un système médical et social défaillant. Ils vagabondent, dépourvus d’orientation et de soutien, tentant désespérément de trouver un sens ou une issue dans cet univers dévasté.

* Votre choix s’est porté sur un recueil composé de huit nouvelles distinctes. Comment ce choix narratif influence-t-il le message global de l’ouvrage?
** Ce genre m’a offert à moi écrivain, la possibilité de concevoir un authentique kaléidoscope de destins entrelacés. Plutôt qu’un unique fil narratif, nous disposons de huit aperçus de la même réalité douloureuse. Cela appuie l’idée que le problème est omniprésent et systématique dans cette société. Chaque récit met en lumière un aspect distinct de la décadence (agression physique, souffrance psychologique, délaissement), proposant une profondeur et une complexité qui seraient ardues à résumer, dans une seule œuvre romanesque linéaire. C’est un tableau éclaté mais fort, de la détresse humaine.










