Livre
Asie Dominique de Marseille plaide pour
une presse africaine au service des libertés
À l’heure où les médias africains font face à la pression économique, à la concurrence tous azimuts des réseaux sociaux et aux débats récurrents sur leur indépendance et leurs conditions économiques, l’écrivain et journaliste congolais, Asie Dominique de Marseille, haut-conseiller (membre du Conseil supérieur de la liberté de communication) plaide pour une redéfinition du rôle de la presse sur le continent, afin que celle-ci soit réellement au service des libertés. Il l’a dit, le jeudi 7 mai 2026, à l’Hôtel Saint François de Paule, à Brazzaville, lors de la présentation de son ouvrage intitulé: «Presse africaine: de la liberté de la presse à la presse de la liberté», publié en 2025 par les Éditions Leprisque, basée dans la capitale, et éditée en ligne par les Edition999, une association française créée en 2006 et dédiée à la diffusion gratuite de livres numériques.
Plusieurs acteurs du paysage médiatique congolais, parmi lesquels le vice-président du C.s.l.c, Jean Obambi, le directeur de l’information de D.r.t.v, Justin Bambaka ainsi que le président du Collectif des médias en ligne du Congo, Jean-Eudes Rodrigue Nganga faisaient partie de l’assistance où il y avait également des étudiants en S.t.c (Sciences et techniques de la communication) de l’Université Marien-Ngouabi. Asie Dominique de Marseille, avec sa verve toujours prolixe, a défendu la vision d’un journalisme africain davantage ancré dans les réalités locales, loin des modèles occidentaux reproduits sur le continent sans adaptation.

Au cœur des discussions: la liberté de la presse au Congo; les mutations du métier et l’impact croissant des plateformes numériques sur la circulation de l’information. «La presse ne doit pas être une copie conforme de l’Occident», a insisté Asie Dominique de Marseille, tout en pointant le rôle ambivalent des réseaux sociaux, capables à la fois de démocratiser l’information et d’encourager les dérives informationnelles les plus cocasses.
Si dans plusieurs pays africains, notamment le Congo, la Constitution garantit la liberté de la presse, les contraintes qui pèsent sur les médias restent nombreuses: dépendance financière; autocensure; faiblesse des revenus publicitaires ou encore pressions politiques. À cela s’ajoute l’irruption des réseaux sociaux, devenus à la fois un nouvel espace d’expression populaire et un puissant vecteur de désinformation créant ainsi des tensions dans le domaine de la communication.










