À l’occasion du 49ème anniversaire de la disparition, en 1977, du Président Marien Ngouabi (18 mars), du cardinal Émile Biayenda (22 mars) et de l’ancien Président Alphonse Massamba-Débat (25 mars), Isidore Louengo, président de l’A.a.b.m (Association amis de Bouéta-Mbongo) a tenu, le vendredi 20 mars 2026, à Brazzaville, une communication placée sous le thème: «Le Congo à la croisée des chemins». Cette intervention met en lumière un moment complexe de l’histoire nationale, appelant à «des choix déterminants pour l’avenir du pays».

Dans son allocution, Isidore Louengo, écrivain, chercheur et auteur de l’ouvrage, «Bouéta-Mbongo: héros des premières heures», a rendu un hommage appuyé aux trois figures historiques nationales, en rappelant leurs rôles déterminant dans la construction de la Nation congolaise. S’adressant au peuple et particulièrement à la jeunesse, il a insisté sur la nécessité de tirer les leçons du passé, pour éclairer les choix présents. Sur le parcours du Président Marien Ngouabi, il a souligné la lucidité de l’homme d’Etat face aux difficultés économiques de son pays, à son époque. Selon lui, «les slogans politiques, bien que mobilisateurs, n’ont pas suffi à améliorer concrètement les conditions de vie des populations, confrontées à une gestion jugée défaillante». D’où l’urgence d’un sursaut collectif autour des priorités nationales, a-t-il lancé.

Marien Ngouabi, Alphonse Massamba-Débat et Emile Biayenda

La communication d’Isidore Louengo a également mis en lumière la période de «relative prospérité économique entre 1963 et 1968», sous l’impulsion du Président Alphonse Massamba-Débat. À cette époque, a-t-il indiqué, «la production locale occupait une place centrale dans l’économie nationale: riz de Kindamba; coton destiné à la Sotexco ou encore tabac fourni à la Siat, autant d’exemples d’une dynamique productive soutenue par l’État, permettant au paysan congolais de tirer profit de son activité. Plus de quarante-sept entreprises publiques génératrices de revenus avaient ainsi été créées». Dans cette logique, le président de l’A.a.b.m a repris une idée forte: «Un peuple qui ne consomme pas ce qu’il produit est un peuple mort», posant ainsi la question de la dépendance actuelle de l’économie congolaise vis-à-vis de l’extérieur.
Au-delà de l’analyse économique, la communication de Monsieur Louengo a abordé les enjeux d’unité nationale. Évoquant le rôle de l’homme d’Eglise, le cardinal Émile Biayenda, choisi comme médiateur lors des crises de l’époque, il a salué «son autorité morale et son engagement en faveur de l’œcuménisme ayant permis aux différentes confessions chrétiennes de travailler en harmonie».
Dans une perspective comparative, l’orateur a cité l’exemple de la Côte d’Ivoire, qui a su, selon lui, préserver et valoriser l’héritage de ses pères fondateurs, notamment le Président Félix Houphouët-Boigny. «À travers une politique agricole cohérente, ce pays est aujourd’hui devenu un acteur majeur sur la scène internationale, notamment dans la production de cacao. À l’inverse, le Congo, malgré un potentiel agro-pastoral important, peine à capitaliser sur ses ressources», a-t-il regretté, interrogeant implicitement les responsabilités dans cette situation.
Enfin, Isidore Louengo a réitéré son plaidoyer pour l’érection de la chanson «Kongo» de Jacques Loubelo, en hymne national, estimant que cette œuvre artistique pourrait contribuer à renforcer la cohésion sociale et à atténuer les tensions identitaires. En conclusion, il a lancé un appel à l’unité nationale et à un changement de mentalités, rappelant que «le Congo est un et indivisible». Au-delà des appartenances ethniques ou tribales, a-t-il insisté, c’est la Nation toute entière qui doit primer, pour espérer un avenir meilleur.

Céleste Exaucé
SINDOUSSOULOU

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