Commentaire
Dans le Pool, la psychose retombe
pendant que l’urgence devient humanitaire
C’est incontestable que les incidents armés du dimanche 11 janvier 2026, à Mindouli, dont le bilan n’est jamais donné officiellement mais qu’on estime à au moins cinq morts et des blessés, ont réveillé au niveau des populations, les traumatismes des guerres passées, dont les séquelles demeurent encore visibles à Mindouli. D’où la fuite de la population, dès que les armes de guerre ont retenti, ce dimanche-là. Malgré le retour au calme et les appels lancés par les autorités locales, cette localité n’a pas encore retrouvé la totalité de sa population.
Selon la presse kinoise, à la date du 19 janvier dernier, on comptait déjà 1.300 ressortissants congolais du Congo-Brazzaville dans le territoire de Luozi (Province du Kongo-Central), en RD Congo. Tant qu’elles ne sont pas rassurées, ces populations ont peur de regagner leur localité, dans le Pool, en raison des rumeurs sur l’imminence de la reprise de la guerre, colportées de bouche-à-oreille et dans les réseaux sociaux.
«Ces personnes y ont afflué après avoir fui la localité de Mindouli, en République du Congo, théâtre, depuis le 11 janvier, d’affrontements entre la Sécurité présidentielle et les miliciens ninjas. L’administrateur intérimaire du territoire de Luozi, Célestin Lusiama, qui a lancé l’alerte, ce lundi 19 janvier, souligne que ces déplacés incluant femmes enceintes, enfants et personnes handicapées, manquent d’abris et de biens essentiels. Il craint que la promiscuité accrue puisse favoriser des épidémies parmi ces familles», rapportait Radio Okapi, lundi 19 janvier dernier. A Brazzaville, le gouvernement, qui demeure sous silence sur la situation survenue dans le Pool, ne semble pas aussi donner, pour l’instant, le moindre signal à l’assistance humanitaire dont les populations, particulièrement celles de Mindouli, ont besoin.









