Réunis en assemblée générale extraordinaire, le lundi 22 décembre 2025, les promoteurs des écoles privées membres de la Conapepco (Convention nationale des promoteurs des écoles privées du Congo) ont réagi vigoureusement à la circulaire n°377 du 18 décembre 2025, publiée par Alain Claude Dangouama, le directeur départemental de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, interdisant à 57 écoles privées de Brazzaville, dont les noms ont été publiés dans la note circulaire, d’inscrire leurs élèves aux examens d’Etat (Bac, B.e.p.c et C.e.p.e session 2026), pour non-respect de la circulaire n°0344 du 3 octobre 2018 fixant les frais d’inscription aux examens d’Etat.
Les promoteurs des écoles privées réunis au sein de la Conapepco déplorent surtout la manière unilatérale dont le directeur départemental, Alain Claude Dangouama, a pris la décision d’exclure 57 établissement scolaires privés de Brazzaville, d’inscrire leurs élèves aux examens d’Etat. Ils l’accusent d’être à l’origine de la dégradation de leurs relations avec l’administration de tutelle. «Depuis la libéralisation de l’enseignement, voici 33 ans, et de mémoire de Congolais, on retiendra que jamais les rapports n’ont été aussi conflictuels, entre la Direction départementale et les promoteurs des écoles privées, depuis que l’actuel locataire occupe ce poste. L’année dernière, c’est vraisemblablement sous son impulsion que certains promoteurs ont été auditionnés sur procès-verbal par les services de sécurité d’Etat, comme des putschistes ayant porté atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Au-delà de cet incident, nous constatons qu’il s’agit de la troisième manifestation d’autoritarisme et d’excès de zèle de la part du même administrateur, ce qui révèle un problème structurel. Un véritable manque de considération et une volonté manifeste de réduire à néant les efforts de cette catégorie de compatriotes, poussés à faire bonne œuvre, d’accompagnement du ministère de l’enseignement», disent-ils dans le compte-rendu de leur assemblée générale.
La question des frais d’inscription aux examens d’Etat est au cœur des préoccupations des parents d’élèves et de l’administration. Autant le gouvernement appelle toujours les promoteurs des établissements privés à respecter les tarifs homologués, autant ceux-ci ont leur explication sur la variation des frais demandés aux élèves. «Les écoles privées sont réparties en catégories d’écoles conventionnées et privées libres. Il faut, cependant, souligner que ces structures scolaires sont situées dans trois zones géographiques ayant des réalités différentes les unes des autres: les écoles situées au centre-ville; celles qui sont basées dans les quartiers populaires du milieu de la ville, et celles des zones périphériques. La loi est muette à propos, sachant bien qu’il y existe des incidences financières différentes», avancent-ils.
Raison pour laquelle ils demandent «l’abrogation de la circulaire n°377 du 18 décembre 2025 ainsi que de la note de service no0793 du 13 novembre 2025, portant sanction de certains établissements privés d’enseignement général ainsi que l’instruction aux inspecteurs de tout ordre, les notifiant l’interdiction à certaines écoles de déposer les dossiers de candidature de leurs élèves aux examens d’Etat». A la place, ils souhaitent «l’instauration de procédures contradictoires, transparentes et codifiées garantissant le droit à la défense et à un traitement équitable avant toute sanction». Le ministre Jean-Luc Mouthou va-t-il continuer à regarder, imperturbable, le torchon brûler dans sa maison? Question de dialogue!
Urbain NZABANI









