Ministère de l’enseignement préscolaire, primaire,
secondaire et de l’alphabétisation

Enfin, l’institution des Comités de gestion dans les établissements scolaires publics

Après le secteur de la santé, le secteur de l’éducation va devoir enfin accueillir les Coges (Comités de gestion) dans les établissements scolaires publics. C’est ce qui ressort de l’atelier de réflexion organisé, du 12 au 14 juin 2025, à Kintélé, commune voisine de Brazzaville, par le Ministère de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, avec l’appui technique et financier du Pagir (Programme accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes, pour un fonctionnement durable des services), financé par Banque mondiale.

Dans le cadre des réformes visant à améliorer la gouvernance des établissements scolaires publics, à travers une gestion participative, transparente et efficace, le Ministère de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation s’est enfin mis à la page de la bonne gouvernance des établissements scolaires publics, en décidant de mettre en place les Coges, qui représentent une étape-clé, pour renforcer la gouvernance des établissements scolaires publics.
Les travaux de cet atelier de réflexion ont été ouverts et clôturés par Jean-Luc Mouthou, ministre de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, avec, à ses côtés, Jacques Ississongo, préfet inspecteur général de l’administration du territoire et Nicolas Okanzi, secrétaire permanent des réformes aux finances publics. Une centaine de participants venus de différents ministères (enseignement général, enseignement technique, intérieur, finances, etc) ainsi que des préfectures, des présidences des conseils départementaux et municipaux, ont pris part à cet atelier.
Dans son mot de bienvenue à l’ouverture des travaux, Mme Stella Sassou Nguesso, députée maire de Kintélé a dégagé l’intérêt de la réflexion sur les Coges, en ces termes: «Cette initiative est venue renforcer la politique de transfert de compétences dans le secteur de l’éducation de base. La gestion participative scolaire, qui encourage la participation de tous, repose sur une collaboration à long terme qui implique la responsabilité de chaque citoyen, pour l’atteinte des meilleurs résultats».
Les participants pendant l’atelier de Kintélé
Au nom du ministre de l’intérieur, Jacques Ississongo s’est réjoui du nouveau cadre juridique qui implique une redéfinition aussi bien de l’organisation que des organes de gestion des établissements scolaires. «Les nouveautés apportées par les lois promeuvent la démocratie participative, en donnant la possibilité aux populations de faire le suivi de la gestion des affaires scolaires et sanitaires les concernant», a-t-il déclaré.
La mise en place des Coges, tels qu’institués par le décret n°2024-2947 du 30 décembre 2024, nécessite une coordination entre les différents départements ministériels impliqués. C’est ainsi que cette rencontre a permis de clarifier, de manière spécifique, le rôle de chaque ministère, dans le processus d’installation des Coges, conformément au décret, pour les dans les textes d’application, de valider les termes de référence relatif à l’installation des Coges et d’adopter une feuille de route.
Photo de famille des participants autour du ministre Jean-Luc Mouthou
Les Coges sont des organes de concertation, d’appui et de gestion participative. Ils ont pour mission de renforcer la gouvernance locale du système éducatif, en associant les différentes parties prenantes, notamment les chefs d’établissement, les enseignants, les parents d’élèves, les autorités locales et les représentants de la communauté, à la prise de décision et au suivi des activités de l’école.
A la fin des travaux, les participants ont formulé, dans le communiqué final, des recommandations à l’endroit des pouvoirs publics et des Coges. Clôturant l’atelier, Jean-Luc Mouthou a affirmé avoir posé solidement les bases de la réforme, en disant que «le chemin vers une gouvernance éducative participative, responsable et performante exige des efforts continus. Il nous revient collectivement de veiller à la mise en œuvre de la feuille de route adoptée, de suivre les engagements pris et d’instaurer un véritable pilotage basé sur les résultats». Espérons que tout ça, ce ne sont pas des paroles en l’air et que concrètement, le Congo y arrivera.
Martin BALOUATA-MALEKA

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