Commentaire
L’idée de Mathias Dzon de tenir un colloque de l’opposition ne semble pas faire l’unanimité
Ancien ministre des finances, président fondateur de l’U.p.r.n (Union patriotique pour le renouveau national), président en exercice de l’A.r.d (Alliance pour la république et la démocratie), l’une des plateformes de l’opposition, Mathias Dzon a lancé l’idée de tenir, du vendredi 12 au dimanche 14 décembre 2025, à Brazzaville, un colloque national de l’opposition congolaise de l’intérieur et de la diaspora, sur la gouvernance électorale, sous la houlette des signataires de la lettre ouverte du 2 juillet dernier au Président de la République. Pour cela, il a déjà retenu le thème et préparé les documents de travail. Mais, dans les rangs de l’opposition plurielle, son modus operandi dans la préparation de ce colloque ne semble pas faire l’unanimité.
Dans le document diffusé sur les réseaux sociaux sous le format P.d.f, il est indiqué qu’«à l’initiative du collectif des signataires de la lettre ouverte au Président de la République du 2 juillet 2025, l’opposition congolaise de l’intérieur et de la diaspora tiendra, à Brazzaville, les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 décembre 2025, un colloque national, articulé sur le thème: «La gouvernance électorale, la crise multidimensionnelle, l’insécurité galopante, l’explosion de l’intolérance politique et la dérive autoritaire du pouvoir au Congo-Brazzaville».
L’objectif de ce colloque est, «d’une part, de refonder la gouvernance électorale frauduleuse à l’oeuvre depuis 2002, et d’autre part, d’élaborer des mesures fortes et appropriées, en vue de sortir le Congo de façon pacifique, du chaos actuel».
Concernant la gouvernance électorale, les organisateurs partent du constat que «l’observation attentive de la vie politique du Congo-Brazzaville révèle que depuis la guerre du 5 juin 1997, toutes les élections organisées sous l’empire du système électoral institué en 2002 sont entachées de nombreuses violations du cadre juridique et institutionnel des élections et de fraudes électorales massives dans la réalisation des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales».
Raison pour laquelle l’opposition demande la refonte de cette gouvernance électorale et à la place, elle propose d’«élaborer un projet de loi électorale impartiale et impersonnelle», «un projet de décret portant création, organisation et fonctionnement d’une Commission électorale nationale, véritablement indépendante, chargée d’organiser l’ensemble des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales et ayant la maîtrise du processus électoral de l’amont à l’aval».
A ce que l’on sache, le collectif des signataires de la lettre ouverte comprend 37 acteurs de l’opposition de l’intérieur et de la diaspora, dont Mathias Dzon, Modeste Boukadia, Aimée Mambou Gnali, Joseph Mariotti Ouabari, Georges Ntsiba, Victor Oniongo, Guy Magloire Mafimba Motoki, Andréa Ngombet, John Benith Dzaba, Cédric Balou, Dacy Elo, Jean-Sylvestre Itoua et Jean-Paul Bouiti.









