M.a.e.p Congo
Plusieurs étapes restent à accomplir, pour mettre en route le processus
d’auto-évaluation
Les membres de la Commission nationale d’auto-évaluation du M.a.e.p (Mécanisme africain d’évaluation par les pairs), une institution de l’Union africaine, ont participé à un atelier de sensibilisation, mardi 3 février 2026, à l’Hôtel Hilton, situé dans les Tours jumelles de Mpila, à Brazzaville, à l’occasion de la visite de travail, dans la capitale, de Mme Marie-Antoinette Rose-Quatre, ambassadeure directrice générale du Secrétariat continental du M.a.e.p. Cette rencontre avait pour objectif de les sensibiliser sur les enjeux et les bénéfices de l’évaluation par les pairs, ainsi que sur les différentes étapes nécessaires à la bonne conduite de ce processus.
L’atelier a réuni plusieurs personnalités, notamment Ludovic Ngatsé, ministre de l’économie, du plan et de l’intégration régionale, point focal national du M.a.e.p, Alain Akouala Atipault, président de la Commission nationale d’auto-évaluation du M.a.e.p au Congo et le premier vice-président de la commission, Edouard Lonongo, Bachir Salifou Oumaro, coordinateur pays, et la Dre Rachel Mukamunana, directrice des revues et évaluations pays au sein du M.a.e.p.

Avec la visite de travail de l’ambassadeure Marie-Antoinette Rose-Quatre, à Brazzaville, la République du Congo a amorcé une étape cruciale dans l’activation du processus d’évaluation de sa gouvernance par les pairs. Selon Alain Akouala Atipault, le M.a.e.p est «un levier essentiel pour la construction d’États africains forts, justes, impartiaux et responsables». Pour lui, cet atelier constitue «une étape déterminante, pour appréhender avec rigueur et efficacité les prochaines phases du processus au Congo».

Marie-Antoinette Rose-Quatre a rappelé l’importance de clarifier le cadre institutionnel et méthodologique du mécanisme. Elle a détaillé les étapes du processus: le lancement de l’auto-évaluation nationale, couvrant six domaines (dont la démocratie et la gouvernance politique, la gestion économique, la gouvernance des entreprises, la gouvernance numérique, le développement socio-économique et résilience de l’État), l’élaboration du Programme d’action national, la mission d’évaluation par les pairs et, enfin, la mise en œuvre et le suivi des engagements. «C’est à ce stade que les réformes engagées produisent des effets concrets et durables au bénéfice des citoyens», a-t-elle précisé.
Pour sa part, Ludovic Ngatsé a insisté sur l’urgence d’agir. «L’auto-évaluation, suivie de l’évaluation par les pairs, constitue un levier essentiel pour le renforcement de la gouvernance et l’amélioration de la gestion des politiques publiques», a-t-il déclaré dans son allocution. Il a exprimé sa confiance dans la capacité du pays, sous le leadership du Président Denis Sassou-Nguesso, à mener ce processus à bien.









