C.s.l.c

Médard Milandou Nsonga promet le meilleur, face aux dénonciations de l’opposition

À quelques semaines de la campagne électorale prévue le 28 février, le bureau du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication) poursuit ses consultations citoyennes avec les acteurs politiques, pour parler de communication électorale apaisée, à l’occasion de l’élection présidentielle de mars 2026. Ainsi, mardi 3 février 2026, son président, Médard Milandou Nsonga, accompagné du vice-président Jean Obambi, du secrétaire comptable Jérôme Patrick Mavoungou, et d’un haut-conseiller, Christian Kimbembé, était face aux dirigeants d’une quinzaine de partis membres de l’O.p.c (Opposition politique congolaise) conduits par Sidouane Madoulou de l’U.pa.d.s  (Union panafricaine pour la démocratie sociale), au siège de ce parti, au Quartier Diata, à Makélékélé, le premier arrondissement de Brazzaville.

Dans son propos liminaire, Médard Milandou Nsonga a rappelé les fondements juridiques encadrant la liberté de communication. «Nous voulons simplement que les textes soient respectés. La communication est au cœur de la bataille politique», a-t-il déclaré, assurant qu’«aucun parti politique ne sera interdit d’accès aux médias». Il a, également, appelé à «construire un Congo fier et uni».
Mais, les échanges ont rapidement mis en lumière le malaise persistant que ressent l’opposition en ce qui concerne l’accès aux médias. Les responsables des partis de l’Opposition politique congolaise, un groupement reconnu constitutionnellement et dont le chef de file est le député Pascal Tsaty-Mabiala, président du Conseil national de l’U.p.a.d.s, ont dénoncé un traitement médiatique déséquilibré en faveur de la majorité, pointant notamment l’accès limité aux médias publics de l’opposition. «La télévision nationale est fermée à l’opposition», ont-ils regretté, réclamant un accès équitable aux antennes nationales. Sidouane Madoulou a dénoncé les campagnes déguisées des partis de la majorité dans les médias publics.
Pendant le déroulement de la rencontre citoyenne entre les deux délégations
Autour de la table, il y avait les représentants des partis comme l’U.p.a.d.s , le C.d.r de Bonvanture Boudzika, l’U.d.h-Yuki de Joseph Badiabio, le M.r de Melaine Destin Gevet Elongo, le Codema de Chris Antoine Walembaud, le Must de Claudine Munari, l’U.l.d.c de Michel Mboussi-Ngouari, le C.n.r de Frédéric Bintsamou, pasteur Ntoumi, le Car de Clotaire Mboussa Ellah, l’U.r.d-Mwinda de Guy-Romain Kinfoussia, le P.c.2e et l’U.d.l.v. Certains dirigeants comme Chris Antoine Walembaud, Clotaire Mboussa Ellah et Melaine Destin Gavet étaient là.
Plus incisif, le président du M.r (Mouvement républicain) a mis en cause l’indépendance même du régulateur. Selon lui, «le C.s.l.c a été dépouillé de son autorité» et peine à s’imposer face aux partis au pouvoir qui envahissent les médias publics. «C’est au niveau de la majorité qu’il faut tirer la sonnette d’alarme. Télé-Congo est devenue la chaîne du Parti congolais du travail», a-t-il asséné. Pour lui, le C.s.l.c fait preuve de faiblesse face aux dérapages du parti au pouvoir. Il se demande même s’il sera capable de redresser le déséquilibre qui existe aujourd’hui.
En réponse, le président du C.s.l.c s’est voulu rassurant, évoquant un rapport officiel de 2021 de son institution qui constitue pour lui une base de travail. Il a appelé à la responsabilité collective. «Nous allons avancer et changer un certain nombre de choses», a-t-il assuré, promettant d’engager des discussions avec les directeurs des médias publics et d’organiser prochainement une rencontre élargie aux responsables de communication de tous les partis. Le meilleur est donc à venir.
Reste que, pour l’opposition, les engagements doivent rapidement se traduire en actes concrets, car à l’approche des échéances électorales, l’équilibre de l’accès aux médias apparaît plus que jamais comme un test décisif pour la crédibilité du processus démocratique et de l’autorité du régulateur des médias lui-même. Rappelons que cette rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations citoyennes engagées par l’organe de régulation afin de promouvoir une communication électorale responsable et prévenir toute dérive susceptible d’entamer la cohésion nationale.
Roland KOULOUNGOU

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