P.c.2.e (Parti congolais écologiste et d’éthique)

Jean Jim Ebina attend encore,
avant de choisir le candidat le plus écolo

Dans une conférence de presse qu’il a donnée jeudi 12 février 2026, à l’Hôtel Olympic palace, à Brazzaville, Jean Jim Ebina, président du P.c.2.e (Parti congolais écologiste et d’éthique), parti situé à l’opposition, a fait, dans une déclaration qu’il a lue comme mot liminaire, de la décision de son parti d’attendre la liste définitive des candidats retenus par la Cour constitutionnelle, l’issue du dialogue politique de Djambala et l’examination des projets de société des différents candidats, afin de choisir celui qui bénéficiera du soutien politique et électoral du P.c.2.e. Ce candidat devra démontrer son option pour la défense de la cause environnemental.

Dans sa déclaration, Jean Jim Ebina a indiqué qu’au cours du conclave extraordinaire tenu par les instances dirigeantes de son parti, le constat politique dressé n’est pas reluisant. En effet, «à l’issue d’une analyse rigoureuse et responsable du contexte politique national, le P.c.2.e constate avec regret mais avec lucidité, la non-amélioration substantielle de la gouvernance électorale en République du Congo, les insuffisances persistantes du corps électoral, un découpage électoral jugé déséquilibré et biaisé ne garantissant pas pleinement l’égalité des suffrages».
Le parti de Jean Jim Ebina constate aussi «l’incapacité de l’opposition politique plurielle à faire émerger un candidat consensuel portant de manière crédible et structurée, les concepts fondamentaux, entre autres l’écologie politique, la lutte contre les changements climatiques, la préservation du Bassin du Congo,  la qualité du cadre de vie des populations».
Jean Jim Ebina
«Dans ce contexte, le P.c.2.e, fidèle à son éthique politique, ne présente pas de candidat propre à l’élection présidentielle… Un consensus clair s’est dégagé de faire un choix politique circonstanciel, assumé et responsable, fondé exclusivement sur l’intérêt supérieur de la cause environnemental et climatique», en apportant son soutien au seul candidat faisant preuve d’un leadership écologique reconnu. Ainsi, il a été convenu«d’attendre l’issue du dialogue politique de Djambala, la liste définitive des candidats retenus et à l’issue de l’examination des projets de société de chacun des candidats, le P.c.2.e va décider d’apporter son soutien politique et électoral au candidat qui sera choisi pour sa politique environnementale et climatique».
Une vue des invités d’honneur (à gauche) et des journalistes (à droite) pendant la conférence de presse
Sans citer explicitement de nom, le président du P.c.2.e a toutefois décrit le profil d’un candidat favorable à l’initiative du Fonds bleu pour le Bassin du Congo et engagé dans une diplomatie environnementale active. Un portrait qui, dans le contexte politique national, renvoie clairement au Président sortant, Denis Sassou-Nguesso, souvent présenté par ses soutiens comme l’un des artisans majeurs de la diplomatie climatique du pays.
Jean Jim Ebina a dû répondre à une question concernant un parti allié, le P.r.l (Parti républicain libéral) qui, après la tenue de sa troisième convention nationale, fin janvier dernier, s’est retiré de l’Opposition politique congolaise, la plateforme que dirige le député Pascal Tsaty-Mabiala, et dont le président, le ministre Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, a intégré l’équipe de campagne du candidat Denis Sassou-Nguesso. On réclame en effet la démission de la sénatrice du P.r.l, Chara Rebecca Moundelé-Ngollo née Loubienga, du Groupe parlementaire de l’opposition au sénat.
Après avoir félicité le président du P.r.l pour son courage politique, Jean Jim Ebina a expliqué que le retrait du P.r.l de la plateforme de l’Opposition politique n’a pas d’incidence sur la posture de sa sénatrice au sein de son institution. Ce principe existe au niveau de l’assemblée nationale où il est interdit de changer de position politique en cours de législature, étant donné que le Premier ministre est issu de la majorité parlementaire à l’assemblée nationale et non au sénat. En plus, le règlement intérieur du sénat ne donne pas la possibilité à un sénateur de démissionner d’un poste en cours de législature.
Des questions ont été également posées sur le positionnement du P.c.2.e, qui est situé à l’opposition mais qui apporte souvent son soutien au candidat de la majorité. Jean Jim Ebina a expliqué que son parti est de l’opposition, mais ses choix sont faits de manière démocratique par ses instances. Le P.c.2.e fera le choix de son candidat sur la base de critères qui mettent en avant la cause de l’environnement. En conséquence, il annonce qu’il apportera son soutien au candidat dont le projet de société sera le plus en phase avec les principes de l’écologie, de la lutte contre les changements climatiques et de la préservation du Bassin du Congo. Bref, le candidat le plus écolo et le Président sortant a beaucoup de chance d’être celui-là, surtout quand on parle du Fonds bleu et du Bassin du Congo!
Céleste Exaucé SINDOUSSOULOU

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