Le Gesop (Groupe des experts de la société civile pour le suivi de la gouvernance climatique, forestière et foncière) a tenu une réunion stratégique, jeudi 14 novembre 2024, au Cinu (Centre d’information des Nations unies), à Brazzaville, dans le cadre d’un projet financé par le gouvernement norvégien, sur l’analyse et la mise en œuvre de la lettre d’intention de l’Ifac (Initiative pour les forêts d’Afrique centrale), Cafi en anglais, pour le contrôle environnemental. Adoptée en 2019, cette lettre arrive à échéance en 2025.
La réunion, qui a permis de faire l’évaluation de la mise en œuvre de la lettre d’intention de l’Ifac, était dirigée par Mme Nina Cynthia Yombo Kiyindou, directrice exécutive de l’O.c.d.h (Observatoire congolais des droits de l’homme) et Christian Mounzéo, président de la R.p.d.h (Rencontre pour la paix et des droits de l’homme), en présence de Mme Tyala Afwanga, chargée de campagne à l’O.n.g internationale Fern, partenaire de la N.i.c.f.i, sigle anglais signifiant: Initiative internationale pour le climat et les forêts de la Norvège. C’est un fonds à travers lequel la Norvège s’est engagée à verser trois milliards de nok (couronnes norvégiennes) par an, pour aider à sauver les forêts tropicales du monde, tout en améliorant les moyens de subsistance de ceux qui vivent dans et à proximité des forêts.
Après analyse, les organisations de la société civile ont relevé la faible application du cadre réglementaire selon les études d’impact socio-environnementales réalisées. Ainsi, des priorités ont été retenues à mettre en exergue dans la nouvelle lettre d’intention que l’Icaf va adresser au gouvernement. L’accent devra être mis sur la loi agricole, la sécurisation des droits fonciers coutumiers des populations locales et autochtones, les forêts communautaires et la communication déterminée nationale (C.d.n).
Dans les nouvelles négociations de la lettre d’intention de l’Icaf, les responsables des organisations de la société civile demandent au gouvernement de prendre en compte l’implication, dans la consultation et la participation, des communautés locales et des populations autochtones dans les organes formels du processus.
«Nous avons procédé à la revue de tous les jalons pour voir les forces, les faiblesses, les menaces, les opportunités sur ce qui a été fait comme jalon, qu’est-ce qui n’a pas été fait, quels sont les problèmes et quels sont les défis. Le but, c’est d’être capable de pouvoir dresser un tableau des priorités à mettre en place pour l’année 2025, dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de la lettre d’intention et pour mener à bien un vrai plaidoyer», a confié Christian Mounzéo.
Pour sa part, Mme Nina Cynthia Yombo Kiyindou a indiqué que «nous en tant que société civile, nous avons fait un état des lieux pour avoir une idée de ce qui a marché et ce qui n’a pas marché pour formuler des recommandations, afin que celles-ci soient prises en compte dans la nouvelle lettre d’intention qui sera négociée bientôt. Il a été aussi question de recadrer certaines choses, avant d’arriver à la fin de la première lettre d’intention».
Après la participation à cette réunion, Mme Tyala Ifwanga a donné ses impressions. «La société civile a pris de bonnes recommandations pour la bonne mise en œuvre de la lettre d’intention et le développement d’une nouvelle lettre d’intention dans le nouveau partenariat avec Cafi à partir de 2025. Il y a un grand besoin de soutenir les bonnes initiatives avec la société civile».
Martin
BALOUATA-MALEKA









