Lutte contre la délinquance faunique

Un couple interpellé en possession
d’un bébé singe de type mandrill à N’Kayi

Un couple âgé de plus de 31 ans a été interpellé, le 23 octobre 2026, à N’Kayi, dans le Département de la Bouenza, pour détention et tentative de vente d’un bébé singe de type mandrill, une espèce intégralement protégée par la loi. Après avoir reconnu les faits qui leur sont reprochés, les deux personnes encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme et des amendes pouvant atteindre cinq millions de francs Cfa, conformément à la législation congolaise.

L’opération a été menée par les éléments de la gendarmerie en poste à Madingou et à Nkayi, dans le Département de la Bouenza, en collaboration avec les agents de la Direction départementale de l’économie forestière, avec l’appui technique du P.a.l.f (Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage).
Selon des sources proches du dossier, le couple aurait acheté l’animal auprès de braconniers en janvier 2026, dans l’intention de le revendre après plusieurs mois de captivité. Âgé de plus d’un an, le bébé mandrill aurait notamment subi une exposition au soleil, une privation de liberté et de mauvais traitements.
Après sa saisie, l’animal a été confié à l’équipe de l’Institut Jane Goodall, au sanctuaire de Tchimpounga, dans le Département du Kouilou. Il y recevra des soins appropriés avant une éventuelle réintroduction dans son milieu naturel.
Le couple arrêté pour détention et tentative de vente d’un bébé mandrill
Une espèce menacée par les activités humaines
Le mandrill et d’autres primates sont menacés par plusieurs activités humaines, notamment le braconnage, le commerce illégal d’animaux sauvages et la destruction de leurs habitats au profit de l’exploitation forestière et de l’agriculture. Cette espèce de singe est présente dans le Sud du Cameroun, au Gabon et en Guinée Equatoriale, ainsi que, plus rarement, en République du Congo.
Le bébé mandrill retenu en captivité par le couple
Selon l’U.i.c.n (Union internationale pour la conservation de la nature), le mandrill est classé parmi les espèces vulnérables. Il figure également à l’Annexe 1 de la Convention sur le C.i.t.e.s (Commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) qui soumet son commerce international à des restrictions particulièrement strictes.
Evariste LELOUSSI

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