Chez les chrétiens, après l’ascension, «l’élévation du Christ auprès de Dieu» célébrée quarante jours après Pâques, intervient, dix jours après, la Pentecôte, «qui commémore la descente de l’Esprit-Saint sur les apôtres», et qui clôture le temps pascal.
Chez les musulmans, la rupture du mois sacré du ramadan, dans son ensemble, (l’Aïd el-Fitr) a lieu le premier jour du mois de chawwal, et la date est fixée selon l’observation du croissant de lune. Cette année, chrétiens et musulmans sont entrés dans la période de jeûne, dite de de carême et de ramadan, à partir du 18 février dernier. Au-delà d’une simple coïncidence de dates, un symbole de ce que les uns et les autres ont beaucoup de choses en commun, ici-bas, comme sans doute dans les cieux.
A en croire, nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, les chrétiens et les musulmans auraient en commun l’espérance d’un paradis au ciel, si de leur vivant, ils croient en l’Etre suprême et s’ils suivent, tous, ses préceptes sur terre. Ici, nous tous, chrétiens ou musulmans, nous avons en commun cette portion de l’univers et la recherche du bien-être. Mais hélas, trop de choses futiles nous opposent encore et toujours à nos semblables, qui provoquent et entretiennent la haine et la méchanceté gratuites, l’exclusion, le tribalisme, la fourberie, le mensonge, le vol, etc.
Si ce temps de carême pouvait nous reprocher plus de l’idéal! Si en attendant les délices du paradis céleste, nous mettions un peu plus d’effort à instaurer le vrai amour entre nous, Congolais!
Si nous arrêtions un peu de n’aimer seulement que ceux qui nous chantent des aubades et qui applaudissent nos bêtises quotidiennes! Si nous arrêtions de nous prendre pour des indispensables ou pour des dieux, tout court, ayant droit de vie et de mort, droit de liberté et de réclusion sur nos semblables!
Si nous respections tant soit peu les règles que nous nous sommes faites pour la marche harmonieuse de notre société congolaise! Si, enfin, nous vivions pour notre très chère devise «Unité-Travail-Progrès»! L’on se serait rapproché du Créateur et notre carême, notre ramadan, et notre jeûne ne seraient pas vains. Comprenne qui pourra. Au revoir et à bientôt!
Diag-Lemba.





