Littérature
Asie Dominique de Marseille sort
un nouveau roman, «Condamné par la peau»
Le journaliste écrivain Asie Dominique de Marseille, qui est aussi haut-conseiller (membre du Conseil supérieur de la liberté de communication), a mis sur le marché du livre, un nouveau roman intitulé, «Condamné par la peau». Publié par les Editions Jets d’encre, basé dans la ville de Saint-Maur-des-Fossés, en région Île-de-France, ce roman a été présenté le mercredi 21 octobre 2026, à l’I.f.c (Institut français du Congo) de Brazzaville, par l’auteur, avec comme critique littéraire, Pierre Ntsémou dit Saint-Pierre des Mots, sous la modération du journaliste analyste Joachim Mbanza. A travers ce roman, Asie Dominique de Marseille s’est attaqué à un fléau, le racisme. Il défend l’idée d’une humanité commune, dont la diversité des couleurs, à l’exemple de l’arc-en-ciel, constitue une richesse plutôt qu’un motif de division.
Subdivisé en dix chapitres, le roman raconte l’histoire de Mbele-Mva, le personnage principal né à Oka, un petit village africain. Professeur agrégé en droit, d’origine africaine, brillant et profondément attaché aux valeurs de justice, Mbele-Mva se retrouve confronté aux préjugés racistes dans son pays d’adoption, en Europe. Sa rencontre avec Daulrie, une étudiante blanche en médecine qui partage ses idéaux, fait naître une complicité qui suscite l’hostilité de Sandy, un étudiant blanc issu d’un milieu privilégié. Les tensions s’intensifient progressivement jusqu’à déboucher sur la violence, qui conduit Mbele-Mva en prison, injustement condamné. Quand il sort de prison, après avoir purgé sa peine, il s’engage dans la lutte contre le racisme, dont il est conscient qu’il a été victime en justice, lui, le Noir agrégé de droit.

Dans son analyse, Pierre Ntsémou a présenté le roman comme une intrigue construite autour d’«une question qui fâche», celle du racisme et des discriminations fondées sur la couleur de peau. Pour le critique littéraire, l’ouvrage constitue un plaidoyer en faveur de la tolérance, de l’égalité et de la dignité humaine. Évoquant la situation du personnage principal, il a souligné que «la peau noire comme celle de Mbele-Mva est dans le prisme occidental, une tare congénitale synonyme d’être méprisable». Cette formule met en relief le regard discriminatoire auquel le personnage principal est confronté, malgré ses compétences universitaires et ses qualités intellectuelles.
Au-delà du destin individuel de Mbele-Mva, Pierre Ntsémou a insisté sur la dimension collective du combat contre le racisme. Selon lui, la lutte contre les préjugés racistes ne saurait être de la seule responsabilité des personnes qui en sont victimes. Elle exige, également, l’engagement de l’ensemble de la société. «La lutte contre le racisme et les préjugés racistes est un devoir moral pour tous», a-t-il affirmé.

Avec la verve qu’on lui connaît, Asie Dominique de Marseille a accroché, par un discours exprimant son engagement, le modeste public venu le suivre et qui a posé beaucoup de questions. Bien que le roman soit une fiction, celle-ci s’inspire d’une histoire vécue par un oncle. Du coup, cette histoire avait éclairé son intelligence, pour contre-carrer les préjugés racistes dans un procès qu’il a gagné à Paris, en France, et dont il a fait le témoignage.
Parlant de son roman, il a indiqué qu’«il n’existe qu’une seule humanité, une humanité habillée par ses couleurs, sa beauté. C’est une fierté d’être né Blanc, Noir et autres. L’échec ou la réussite d’une personne dans un domaine n’a rien à voir avec la couleur de sa peau. Ce n’est pas la peau qui fait le médecin, le juriste, le scientifique, mais c’est la connaissance». Il a utilisé un néologisme, «arc-en-ciéliser», pour parler des couleurs de peau qui habillent l’humanité. Pour lui, il n’existe pas «des humanités», mais une humanité composée de plusieurs races.











