Université Marien Ngouabi
Les négociations entre le gouvernement et les syndicalistes n’ont pas pu aboutir
La délégation ministérielle conduite par le ministre d’Etat Pierre Mabiala, ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social, accompagné de sa collègue Delphine Edith Emmanuel-Adouki, ministre l’enseignement supérieur, dans les négociations sociales avec le Collège intersyndical de l’Université Marien Ngouabi, est obligée de revoir ses arguments, pour venir à bout de l’intransigeance des syndicalistes universitaires. Les deux jours de négociations n’ont pas abouti à un accord, ce qui se traduit par la poursuite de la situation de fait, c’est-à-dire la grève générale et illimitée.
Ainsi donc, les négociations sociales menées par le gouvernement avec l’Intersyndical, en présence du vice-président et du secrétaire général de l’Université Marien Ngouabi, n’ont pas fait bouger les lignes. La première manche de ces négociations, tenue jeudi 15 octobre 2026, puis le lundi 19 octobre au Palais des congrès de Brazzaville s’est achevée sur un constat d’échec. L’objectif était de trouver une issue permettant la suspension de la grève générale et illimitée déclenchée le 9 octobre dernier par le Collège intersyndical. A cause de cette grève, la rentrée académique prévue le lundi 14 octobre n’a pas pu avoir lieu de manière effective dans les différents établissements de l’Université Marien Ngouabi, quand bien même les phases de préinscriptions en ligne et le calendrier des concours d’entrée étaient déjà lancées dès septembre 2026.

Le gouvernement voulait obtenir du Collège intersyndical la suspension de la grève, pendant que les négociations se tiennent. À l’ouverture de ces négociations, Pierre Mabiala avait précisé que la démarche du gouvernement vise, avant tout, à rétablir le fonctionnement normal de l’établissement. «Notre démarche ne vise qu’un seul but, à savoir: la reprise du cours normal des activités académiques et administratives à l’Université Marien-Ngouabi», a-t-il souligné. Il avait, également, appelé les parties prenantes à privilégier le dialogue et la sérénité dans les échanges. «Nous osons espérer que les négociations qui s’ouvrent ce jour seront couronnées de succès, à la gloire de toutes les parties», a-t-il déclaré.
Mais, les syndicalistes n’ont rien voulu savoir, exigeant qu’au moins deux mois de salaires soient payés. Ainsi, les échanges n’ont débouché sur aucun accord. Rappelons que la grève fait suite à plusieurs revendications des travailleurs, notamment le paiement de sept mois d’arriérés de salaires, dont deux au titre de l’année 2024 et cinq pour 2026. À ces arriérés s’ajoutent les heures diverses et les vacations impayées. Les travailleurs demandent également que la date de paiement de leurs salaires soit alignée sur celle de la Fonction publique.











