Nos amis communs, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu en sont arrivés à constater que les deux super-puissances militaires du monde, la Fédération de Russie et les Etats-Unis d’Amérique, sont occupées par des activités de guerre. Cela met le monde en émoi. Depuis bientôt cinq ans, la Fédération de Russie mène une guerre contre l’Ukraine, qu’elle appelle «opération militaire spéciale». Objectif? Après avoir échoué à décapiter l’Ukraine du régime en place, la Russie vise depuis à prendre, par la force, des territoires annexés à la suite de référendums non-reconnus par la communauté internationale. Chaque mois, des morts par milliers; des négociations impossibles et une communauté internationale dépassée par les événements.
Depuis un peu plus de trois mois, les Etats-Unis quant à eux se sont résolus à bombarder l’Iran, pour contraindre le pays des mollahs qui rêvent de faire disparaître Israël, à renoncer à l’arme nucléaire. L’Iran résiste et réplique en bombardant les camps militaires et autres objectifs américains dans les pays voisins (Émirats Arabes Unis, Arabie Saoudite, Bahreïn, Koweït, Qatar, Irak, Jordanie, Oman, etc).
Des morts à chaque bombardement et une situation économique sérieusement perturbée pour les pays du monde, en raison du blocus du Détruit d’Ormuz; Israël bombarde le Sud Liban, pour tenter d’écraser le Hezbollah, «le Parti de Dieu», un puissant mouvement politique et paramilitaire islamiste chiite, créé en 1982 au Sud du Liban et qui s’est développé avec le soutien de l’Iran; à cause des attaques israéliennes au Sud-Liban, l’Iran réplique en bombardant de temps à autre Israël, en signe de revanche à ses attaques contre le Hezbollah. Proxy de l’Iran comme le Hezbollah, les Houthis, une grande milice politico-religieuse chiite du Yémen, s’en mêlent aussi en balançant de temps à autre des missiles sur Israël.
Les Etats-Unis sont en passe de mettre un terme au conflit armé déclenché contre l’Iran et ses conséquences à travers Israël, associé à cette guerre. Médiateur dans ce conflit, le Pakistan a annoncé, dès le lundi 15 juin dernier, la conclusion d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran. Les deux parties conviennent de l’arrêt immédiat et permanent des opérations sur tous les fronts. La signature officielle de l’accord est fixée au vendredi 19 juin, en Suisse. On verra ce que cela donnera, mais les conséquences de ce conflit vont impacter pendant longtemps encore, la situation économique du monde, à travers les prix du gaz et du pétrole.
Si nos amis communs, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu sont rassurés du côté américain, ils continuent par contre d’être inquiets de la guerre qui se poursuit inlassablement entre l’Ukraine et la Russie, qui devient l’unique pays au monde détenteur de l’arme nucléaire, dont le territoire est bombardé chaque jour à l’aide de drones et autres missiles. Cela fait courir un gros risque d’embrasement, quand bien même l’on sait que l’usage de l’arme nucléaire contre l’Ukraine risque de signer la déchéance internationale du régime du Kremlin. Or, tout donne à penser que conventionnellement, l’armée russe ne peut plus ravir des territoires à l’Ukraine par la force et les gérer en paix, en raison de la montée en puissance de l’armée ukrainienne, grâce à l’appui occidental.
En bons apôtres de la paix, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu invitent tous nos dirigeants à choisir le dialogue et la compréhension réciproque, sans lesquels il n’y aura point de paix. La paix dans le monde dépend du respect du droit international. La loi du plus fort n’est profitable que lorsqu’elle s’associe à la raison collective. Autrement, elle conduit à la ruine. Comprenne qui pourra. Aurevoir et à bientôt!
Diag LEMBA





