Fécoji-self défense

Les jijutsukas heureux de reprendre
leur sport, après la levée de la suspension

Après huit ans d’hibernation, en raison d’une sanction causée par des querelles intestines entre dirigeants de la Fécoji-self défense (Fédération congolaise de ju-jitsu et self-défense), les jijutsukas de l’ensemble des clubs de la capitale ont manifesté leur joie, lors d’un camp d’entraînement auquel ils étaient conviés, dimanche 22 mars 2026, au Gymnase Nicole Oba, dans le 6ème arrondissement, Talangaï, à Brazzaville, après la levée de la suspension qui frappait leur discipline. C’est maître Durand Kimbatsa (6ème dan), rapporteur de la rencontre, qui a donné la nouvelle, dans son mot de remerciements au C.n.o.s.c (Comité national olympique et sportif congolais) et au Ministère en charge des sports.

Au cours de leur camp d’entraînement, les jijutsukas ont revisité leurs techniques de base, en exécutant des mouvements katas et quelques combats, afin de jauger le niveau technique des athlètes, après plusieurs années sans compétition. Il y a eu, ensuite, le mot de maître Vidiaye Bilongo, qui a fait le rappel de la sanction infligée à la Fécoji-self défense et la décision du C.n.o.s.c, prise lors de son assemblée générale, le samedi 7 mars 2026, de lever cette sanction qui les empêchait d’organiser et de participer à toute compétition aussi bien au plan national qu’international.
Les dirigeants de la Fécoji-self défense et les invités
Les jijutsukas de Brazzaville en plein entraînement
Le mot de remerciement lu par maître Durand Kimbatsa (6ème dan), rapporteur de la fédération, traduit le sentiment de joie des jijutsukas congolais: «C’est avec une immense émotion et un sentiment du devoir accompli que nous parlons devant vous aujourd’hui. Nous avons traversé, ces dernières années, une période sombre, une épreuve difficile qui a mis à mal le fonctionnement de notre passion commune, le jijutsu et self-défense. Aujourd’hui, nous avons l’immense plaisir de vous annoncer, officiellement, que suite aux démarches multiformes menées par maître Nelh Francis Ata Assiokara et maître Steev Nkouma, respectivement président de la Fédération congolaise de judo et disciplines associées et président de la Fédération congolaise de wushu, le Comité olympique a décidé de lever la sanction qui pesait sur notre fédération. Cette décision marque la fin d’une crise et le début d’une nouvelle ère pour notre discipline. Nous tenons à remercier, en premier lieu, le Comité national olympique et sportif congolais et le Ministère en charge des sports, pour leur écoute et leur volonté de remettre le jijutsu au centre de nos préoccupations.  Nous remercions également les clubs et l’ensemble des acteurs de jijutsu qui ont fait preuve de patience et de responsabilité durant cette période de suspension. Cette levée de sanction n’est pas un chèque en blanc, c’est la reconnaissance de nos efforts. Elle nous impose, désormais, une exigence accrue en matière de discipline, de transparence et de bonne gouvernance. Nous avons tiré les leçons du passé, plus jamais nous devions nous retrouver dans une telle situation qui n’honore guère notre chère discipline. Nous devons maintenant travailler ensemble: oublions le démon du passé, pour hausser le niveau de notre sport et honorer notre discipline à l’échelle nationale et internationale», a-t-il déclaré.
Les jijutsukas au Gymnase Nicole Oba
Signalons que le camp d’entraînement s’est déroulé en présence des présidents des clubs des autres arts martiaux, notamment maître Nelh Francis Ata Asiokara, président de la Fédération congolaise de judo et disciplines associées, maître Steev Nkouma, président de la Fédération congolaise de wushu.
Luze Ernest BAKALA

Démonstration de jijutsu

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