Après le décès de Firmin Ayessa

L’hommage de la République et des témoignages reconnaissants

Décédé le mardi 17 février 2026, à Istanbul, en Turquie, des suites de complications cardiaques, à l’âge de 74 ans, le ministre d’Etat Firmin Ayessa, ministre de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, ancien Vice-Premier ministre dans le deuxième gouvernement Mouamba (2017-2021), a été inhumé dans son village natal, Ondza, à neuf kilomètre de Makoua-centre, dans le Département de la Cuvette, en présence du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, des membres du gouvernement et de nombreuses personnalités.

A Brazzaville, où sa dépouille était arrivée le samedi 21 février, un hommage officiel et solennel lui a été rendu, lors d’une grande cérémonie dans la salle des congrès du Palais des congrès, sous le très haut patronage du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, après deux jours de veillée mortuaire. Il a été inhumé le lendemain, mardi 24 février, dans son village natal, Ondza, à neuf kilomètre de la communauté urbaine de Makoua, où ses funérailles ont mêlé rites traditionnels akwa et danses de deuil, dans une ferveur populaire digne de l’hommage à un grand chef coutumier.
A l’occasion des funérailles du ministre d’Etat Firmin Ayessa, le Président Denis Sassou-Nguesso dont il était l’un des très proches collaborateurs, a décrété un deuil national durant la journée du lundi 23 février. A cette occasion, «les drapeaux étaient mis en berne et toutes les manifestations publiques non autorisées étaient interdites sur toute l’étendue du territoire national». Mais, la journée n’était pas chômée.
Denis Sassou-Nguesso se recueillant devant la dépouille de Firmin Ayessa
Journaliste de formation ayant évolué à Radio-Congo où il a exercé les fonctions de directeur des programmes (1977-1982), affecté ensuite comme conseiller en communication à l’Ambassade du Congo en France (1980-1984), Firmin Ayessa fut directeur de cabinet de Christian Gilbert Bembé, ministre de l’information, avant d’être bombardé directeur général de la R.t.c (Radio et Télé-Congo) (1985-1989), puis directeur général de l’A.c.i (Agence congolaise d’information) (1989-1991).
Pour ce qui est de son militantisme politique, il était devenu une grande figure du P.c.t (Parti congolais du travail) jusqu’à siéger au Bureau politique. Il a surtout été un très proche fidèle du Président Denis Sassou-Nguesso, à partir des années 90. C’est ainsi qu’après la guerre de juin-octobre 1997, ce dernier, revenu au pouvoir, l’appelle au gouvernement et lui confie l’organisation du Forum national pour la paix, la réconciliation, l’unité, la démocratie et la reconstruction du Congo, tenu en janvier 1998. Puis, s’est enchaînée une carrière de responsabilités au niveau du cabinet présidentiel et dans le gouvernement où il a été Vice-Premier ministre, avant de devenir ministre d’Etat, dans le gouvernement Collinet Makosso. Depuis 2002, il a toujours été élu député à Makoua.

Ancien séminariste de Saint-Pie X de Makoua, Firmin Ayessa était aussi un grand chrétien catholique, bienfaiteur des évêques, des prêtres et de nombreux chrétiens. Tout le monde a en mémoire le sourire qui illuminait toujours son visage, à chaque rencontre avec quelqu’un qu’il connaissait. Ses obsèques, à Brazzaville comme à Makoua, ont pris l’allure d’un grand événement populaire, témoignant ainsi de sa notoriété en tant qu’acteur politique et chrétien engagé. De nombreux témoignages et évocations ont mis en exergue la grandeur et la personnalité qui caractérisaient l’homme d’Etat. Pour Pierre Moussa, secrétaire général du P.c.t, sa disparition est un véritable coup de massue pour le parti qui perd, là, l’un de ses cadres les plus brillants. «On est dévasté. C’est le seul mot, je n’en dirais pas plus», a-t-il lâché, lors de l’arrivée de la dépouille du ministre d’Etat Firmin Ayessa, à l’aéroport international Maya-Maya, à Brazzaville.

Denis Sassou-Nguesso accueilli à Makoua, pour l’inhumation de son proche collaborateur
Thierry Moungalla a salué sa mémoire, en évoquant sa contribution à la vie nationale. «En tout cas, Firmin Ayessa était, pour le Président de la République, un homme d’expérience, modéré, tempéré, quelqu’un qui, à chaque fois qu’il y avait des grandes décisions à prendre, chaque fois qu’il y avait des orientations du Président de la République à mettre en œuvre, il était à la tâche», a-t-il confié.
Hervé EKIRONO

Reportage de la veillée au Palais des congrès

Reportage sur l’hommage de la République à Firmin Ayessa

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