L’O.c.d.h (Observatoire congolais des droits de l’homme) a organisé, vendredi 24 avril 2026, à l’Hôtel Saint François de Paule, à Brazzaville, un atelier multi-acteurs de plaidoyer sur la prise en compte des droits des populations autochtones et des communautés locales, dans le partage des bénéfices et les obligations des sociétés forestières.

Organisé avec l’appui technique de l’O.n.g internationale F.p.p, «Forest peoples programme» (Programme des peuples forestiers), et le soutien financier du Programme Redaa mis en place par le gouvernement britannique, l’atelier de l’O.c.d.h a permis d’analyser les résultats issus d’une mission effectuée auprès des populations autochtones et des communautés locales. Le but étant de recueillir les contributions des participants à l’atelier et de formuler les recommandations concrètes à l’attention des autorités publiques, pour la prise en compte des droits des populations autochtones et des communautés locales dans le partage des bénéfices et les obligations des sociétés forestières. Cela répond à la mise en œuvre du Projet «promouvoir la reconnaissance et la mise en œuvre des droits des peuples autochtones, afin d’améliorer la gouvernance des terres et des ressources naturelles et d’enrayer la dégradation de l’environnement au Congo et en RD Congo».
Ouvert et clôturé par Aubin Djondo-Kendé, directeur des mécanismes de consultation et de la coopération à la Direction générale de la promotion des peuples autochtones, au Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, l’atelier s’est déroulé en présence de Lassana Koné, juriste et représentant de F.p.p, et Quentin Géodefroid Banga, coordonnateur des programmes à l’O.c.d.h.
A noter qu’au Congo, les forêts couvrent environ 65% du territoire national, qui fait partie du Bassin du Congo, l’un des principaux réservoirs forestiers, deuxième massif forestier tropical au monde après l’Amazonie. Cette richesse naturelle joue un rôle essentiel tant sur le plan écologique qu’économique.
L’économie congolaise repose en grande partie sur l’exploitation des ressources naturelles, en particulier les hydrocarbures et les ressources forestières. Le secteur pétrolier constitue la principale source de revenus de l’Etat et contribue, de manière significative, au produit intérieur brut (P.i.b), tandis que le secteur forestier, bien moins dominant, demeure le pilier important de la diversification économique et d’emplois.
Pour Quentin Géodefroid Banga, «le contexte est marqué par des enjeux majeurs de gouvernance, une dynamique de dialogue nécessaire et urgente, les attentes claires et partagées et un appel à la responsabilité collective».
Pour sa part, Lassana Koné a indiqué que «le Congo occupe une place importante dans le massif forestier du Bassin du Congo. Mais, la forêt n’est pas seulement une richesse écologique ou économique, c’est aussi un espace de vie, de mémoire, de culture et de subsistance pour les populations autochtones et les communautés locales».
A son tour, Aubin Djondo-Kendé a relevé que «pour améliorer la gestion forestière et garantir aux populations autochtones la jouissance de leurs droits collectifs et individuels dans les zones d’exploitations forestières, les recommandations des dynamiques locales et internationales soulèvent toujours, de nos jours, des problèmes pratiques de vulgarisation de droits, de non-respect des cahiers de charge, de partage des bénéfices, de développement local et de participation ou d’inclusion effective des communautés concernées aux projets de développement». A la fin des travaux, les participants ont adopté une série de recommandations.

Martin
BALOUATA-MALEKA

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