E2c (Energie électrique du Congo)

Le feuilleton des journaliers
qui réclament l’embauche a refait surface

La société E2c (Énergie électrique du Congo) traîne, après sa création en août 2018, sur les cendres de la S.n.e (Société nationale d’électricité), la sempiternelle question de l’embauche des centaines de tâcherons qu’elle utilise dans ses actions de haute intensité en main d’œuvre. Ainsi, ces dernières années, le Collectif national des journaliers dits «délaissés» organisent, des sit-in devant la direction générale de la société, pour réclamer l’embauche de ses membres. C’est le cas encore, cette semaine. En effet, ce collectif, qui compte 686 membres, a organisé, lundi 18 mai 2026, une manifestation devant la direction générale de l’entreprise, au centre-ville de Brazzaville, pour réclamer l’embauche de ses membres.

Munis de pancartes sur lesquelles on peut lire des slogans comme «une année de promesses non tenue, la patience a des limites», et dans un concert de casseroles, les manifestants, une centaine de personnes, dénoncent ce qu’ils qualifient d’abandon prolongé. «Nous implorons l’intervention du Président de la République, car nous pensons que c’est lui qui a la possibilité de nous aider à résoudre ce problème. Nous exprimons notre mécontentement à l’égard de la direction générale. Un enrôlement avait été organisé, en vue d’une régularisation de notre situation professionnelle. Cependant, cela fait déjà un an et deux mois depuis cette opération, sans qu’aucune solution concrète ne soit apportée», a confié un manifestant, exprimant ainsi son ras-le-bol.
Les journaliers manifestant devant la direction générale de leur société
Selon lui, les journaliers entendent maintenir la pression, jusqu’à satisfaction de leurs revendications. «Voilà plus de trois ans que nous multiplions les revendications et le mouvement actuel se poursuivra aussi longtemps qu’il le faudra, jusqu’à ce qu’une réponse favorable soit trouvée à notre problème», a-t-il ajouté.
Ils s’en remettent à la sagesse du Président Sassou-Nguesso, fraîchement réélu, grâce à la mobilisation de la jeunesse.
Un autre membre du collectif a insisté sur la précarité dans laquelle vivent plusieurs journaliers de l’entreprise publique depuis des années. «Nous nous surnommons journaliers délaissés, car nous nous sentons abandonnés depuis plusieurs années. Depuis 2021, nous restons à la maison sans activité. Nous ne réclamons pas une indemnisation, mais plutôt une intégration professionnelle, car nous sommes encore en âge de travailler», a-t-il expliqué. Il a affirmé que certains travailleurs cumulent plusieurs années de service, sans avoir obtenu de contrat stable. «Certains journaliers comptent déjà 15, 20, voire plus de 30 années de service au sein de cette société, sans avoir été embauchés», a-t-il déploré.
Entre espoir d’une régularisation et appel pressant au gouvernement, cette jeunesse plongée dans le désespoir se dit, désormais, attendre des actes concrets de la part de la direction générale de l’entreprise, pour sortir définitivement de la précarité.
Céleste Exaucé SINDOUSSOULOU

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