Concert de l’O.s.e.b à l’I.f.c de Brazzaville

Le jeune orchestre symphonique
a besoin de soutien

L’O.s.e.b (Orchestre symphonique des enfants de Brazzaville) a livré une belle prestation musicale, samedi 31 octobre 2026, à l’I.f.c de Brazzaville (Institut français du Congo). À travers une relecture de la rumba congolaise en version symphonique, les jeunes musiciens ont mis en valeur le patrimoine musical de la rumba des deux Congo. Une performance saluée par le maestro Josias N’Gahata, fondateur du groupe, qui déplore toutefois le manque de soutien à cette formation, engagée depuis huit ans dans l’apprentissage de la musique classique aux enfants.

Au cours de sa prestation, qui s’est déroulée en présence d’un public venu nombreux, dans lequel il y avait quelques personnalités dont Médard Milandou N’Songa, président du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication), l’Oseb, sous la direction de son chef, le maestro Josias N’Gahata, a interprété les grands classiques de la rumba congolaise, en version symphonique. «Dès sa création, notre orchestre n’a jamais mis de côté la musique congolaise. Nous jouons aussi (…) la musique congolaise en version classique», a-t-il expliqué.
Un message, pendant le concert
Créé il y a huit ans, l’O.s.e.b poursuit son travail de formation musicale auprès des enfants, avec le même engagement. «Nous gardons la même énergie en ce qui concerne la formation. Nous sommes toujours assidus (…), parce qu’enseigner aux enfants, leur apprendre la musique, c’est, pour nous, une passion», a-t-il affirmé.
Toutefois, il déplore le manque de soutien dont souffre l’orchestre et qui fragilise la poursuite de ses activités de formation. Un message qui devrait aller droit aux sponsors amoureux de la musique symphonique.
Le maestro Josias N’Gahata et son orchestre
Le concert de l’I.f.c a également permis au public brazzavillois d’apprécier, pendant plus d’une heure, une autre manière d’interpréter la rumba congolaise, portée par de jeunes musiciens et des sonorités symphoniques. Parmi les titres interprétés figuraient notamment «Merci Maman» de l’orchestre Bantous de la capitale, «Hymne à Brazzaville» de Sebas Enemen, «Mario» de Franco Luambo Makiadi et le Tout-Puissant Ok-Jazz et «Wele» de Zao Casimir.
Pour les jeunes musiciens, l’expérience de la formation musicale à l’Oseb représente une opportunité de développer leur talent artistique. «C’était dansant, c’était impressionnant. Jouer de la rumba avec du violon, ça fait toujours du bien. Ça permet de changer un peu de la musique classique», a confié Martina Rachel, violoniste. De son côté, Fresnel Bassehissila, également violoniste, estime que le travail de préparation a permis à l’orchestre de progresser davantage. «Cette fois-ci, j’ai senti que notre niveau a encore plus augmenté, par rapport aux fois précédentes, parce que le maestro est venu avec une rigueur qui nous a donné encore plus envie de travailler», a-t-il expliqué.
L’O.s.e.b entend poursuivre sa mission de formation des enfants à la musique et de prestation publique. Mais, la passion et la détermination ne suffisent pas toujours à pérenniser une telle initiative, qui reste en quête de soutien.
Roland KOULOUNGOU

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