Ministère de la culture, des arts, du patrimoine national
et de l’industrie touristique
Lancement des «ateliers vacances»,
pour découvrir des métiers artistiques
Donner un autre sens aux vacances scolaires, en faisant de la créativité artistique un outil d’apprentissage et d’ouverture professionnelle. C’est l’ambition de l’initiative «Ateliers vacances», un projet placé sous le patronage du ministre de la culture, des arts, du patrimoine national et de l’industrie touristique, et porté par la Direction générale des arts et des lettres, sous le financement de la représentation de l’Unesco Congo. Lancée le 4 août 2026 à la Direction de la manufacture, des arts et de l’artisanat congolais, à Brazzaville, sous le thème, «Arts vivants et figuratifs, levier d’opportunités d’emplois pour les jeunes», l’initiative entend offrir, à une soixantaine d’enfants, des vacances à la fois utiles, éducatives et constructives, en leur permettant de découvrir les métiers artistiques et de développer leurs aptitudes créatives.
Pendant un mois, du 4 août au 4 septembre 2026, 60 enfants et adolescents âgés de 7 à 17 ans bénéficient d’un encadrement dans trois structures culturelles, à raison de 20 apprenants par site: la Manufacture des arts et de l’artisanat congolais; l’École de peinture de Poto-Poto et le Centre culturel Sony-Labou-Tansi, à Bacongo.
À la Manufacture des arts et de l’artisanat congolais, les participants sont initiés à la poterie, tandis que l’École de peinture de Poto-Poto accueille des ateliers consacrés au dessin et à la peinture. Au Centre culturel Sony-Labou-Tansi, les enfants découvrent quant à eux plusieurs instruments et pratiques musicales, notamment la guitare, la flûte et le synthétiseur.



Pour Patrick Mbon, directeur de l’École de peinture de Poto-Poto, «ce projet sera un espace technique annuel qui vise à stimuler la créativité infantile, valoriser l’expression des émotions et développer la confiance en soi». L’Unesco voit, également, dans cette initiative, un investissement dans le potentiel des jeunes générations. Mme Juliette Emmanuel, qui a représenté la représentante de l’Unesco au Congo, a estimé que le développement de la créativité, dès l’enfance, constitue un enjeu important pour l’avenir du pays. «En investissant dans la créativité des enfants aujourd’hui, nous contribuons à préparer une génération capable d’innover, de préserver son patrimoine et de participer pleinement au développement du pays», a-t-elle déclaré.

Cette approche rejoint l’ambition affichée par les autorités culturelles de faire des arts et de la culture non seulement des espaces d’expression, mais également des secteurs susceptibles de contribuer à la diversification économique et à la création d’activités génératrices de revenus. Intervenant au nom du ministre de la culture, des arts, du patrimoine national et de l’industrie touristique, Emeraude Kouka, conseiller aux arts et aux lettres du ministre de la culture, a présenté l’initiative comme un investissement stratégique dans le capital immatériel du pays. «Investir le budget public dans ce segment d’âge, c’est opérer un arbitrage macroéconomique majeur, diversifier notre économie par le capital immatériel, en armant une génération d’opérateurs culturels capables de transformer une intuition graphique en une micro-entreprise viable», a-t-il expliqué. Selon lui, «la politique culturelle du gouvernement s’inscrit dans une logique de construction progressive d’un écosystème capable de soutenir durablement la formation et l’expression artistique».











