Lutte contre la criminalité des bébés noirs et autres kulunas
Faute de solution efficace en politique sécuritaire, la justice populaire fait la loi
Le meurtre sauvage d’un présumé redoutable bébé noir, Aller-Retour, à Gamboma (Département des Plateaux), il y a deux semaines, par la justice populaire, a signé l’échec de la politique gouvernementale en matière de lutte contre la criminalité des bébés noirs et autres kulunas. Désormais, un peu partout, dans les quartiers de Brazzaville, Pointe-Noire et autres communes, les populations ont pris leur destin en main, en matière sécuritaire, en recourant à la justice populaire, contre les jeunes présumés bébés noirs ou kulunas qui, une fois tombés dans la vindicte populaire, sont tués sauvagement et les images des meurtres balancées dans les réseaux sociaux, sans autre forme de procès.
Fils d’un haut-cadre, Aller-Retour était un jeune connu dans les quartiers des arrondissements 6 Talangaï et 9, Djiri, comme un leader bébé noir, depuis ces dernières années. Plusieurs fois arrêtés et jetés à la Maison d’arrêt, il retrouvait la liberté, quelques mois plus tard et reprenait ses actions criminelles. D’où son surnom Aller-Retour. Son gang, basé au Quartier Kombo, opérait dans les quartiers de la zone Nord de la capitale. Après avoir commis ses derniers forfaits (braquages, vols d’argent, d’ordinateurs portatifs, de téléphones portables, etc) il s’était retiré, avec deux de ses complices, au mois de février, à Gamboma.












