C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication)

Médard Milandou Nsonga attentif aux doléances de la presse congolaise

La cérémonie d’échange de vœux de nouvel an, entre le C.s.l.c et les acteurs du monde de la presse, lundi 26 janvier 2026, à l’Hôtel Olympique palace de Brazzaville, a été l’occasion pour Médard Milandou Nsonga, président du C.s.l.c, de rassurer les professionnels de l’information et de la communication, de la disponibilité de son institution à soutenir toute initiative visant à doter les médias des ressources nécessaires à leur développement. Il répondait ainsi à l’allocution de Clotaire Hymboud, qui a pris la parole au nom de la corporation, pour évoquer la condition sociale difficile des journalistes et appeler le C.s.l.c à se rapprocher du Ministère de la communication et des médias, pour engager les démarches relatives au décaissement du fonds d’appui aux organes de presse prévu dans le budget 2025 de l’Etat.

En présence des membres du bureau du C.s.l.c, notamment le vice-président Jean Obambi, le secrétaire-comptable Jérôme Patrick Mavoungou, des hauts-conseillers, du coordonnateur du Département communication de la Présidence de la République, Arsène Niamba, du conseiller à la communication du Premier ministre, Gildas Mayéla, des directeurs des organes de presse, du président de l’association des consommateurs, Dieudonné Moussala, et de nombreux journalistes et responsables des organisations professionnelles de la presse, l’échange de vœux entre le président du C.s.l.c et les acteurs du monde de la presse s’est déroulé dans une atmosphère conviviale favorisant un dialogue ouvert entre les responsables institutionnels et les professionnels des médias.
Le président du C.s.l.c prononçant son allocution
S’exprimant au nom du collectif des professionnels des médias, Clotaire Hymboud a évoqué l’influence croissante des réseaux sociaux, encore insuffisamment régulés. Il a estimé nécessaire d’encadrer ce sous-secteur de la communication, en raison de son impact sur l’opinion publique, en mettant en pratique les recommandations des assises de la presse tenues à Brazzaville en 2018. En plus de cette problématique, il a mis l’accent sur les difficultés structurelles des médias classiques qui disparaissent progressivement du paysage médiatique national. «L’Etat a mis en place, pour matérialiser l’aide publique aux médias depuis 2001, à travers d’abord la Redevance audiovisuelle (Rav) et aujourd’hui le Fonds d’aide aux organes de presse, mais à ce jour, ils n’ont jamais fonctionné», a-t-il déploré. «Notre souhait ardent en tant que professionnels de l’information et de la communication est que le Conseil supérieur de la liberté et de la communication se rapproche du Ministère de la communication et des médias pour engager les démarches de décaissement des montants destinés aux médias tant publics que privés au titre de l’année 2025, dans le cadre du Fonds d’aide aux organes de presse», a-t-il déclaré.
Clotaire Hymboud
Répondant à ces préoccupations, après avoir remercié l’intervenant pour les vœux qui lui ont été présentés, Médard Milandou Nsonga a salué l’engagement des journalistes au service d’une information crédible et équilibrée. Il a exprimé sa confiance dans la capacité de la presse nationale à jouer pleinement son rôle à l’approche de l’élection présidentielle prévue en mars 2026. «Les lois et règlements, les principes d’éthique et déontologie, l’auto-censure et le respect de la ligne éditoriale sur lesquels se font vos métiers doivent absolument servir de repères lors de la couverture du rendez-vous politique»(qu’est l’élection présidentielle), a-t-il dit.
Quelques phases de la cérémonie de vœux au C.s.l.c
Le président du C.s.l.c a mis l’accent sur la nécessité d’un accompagnement spécifique des organes de presse, afin de leur permettre de faire face aux défis technologiques et économiques auxquels ils sont confrontés. Il a souligné l’importance de renforcer les capacités des médias dans un contexte marqué par la transformation rapide des outils et des modes de communication. «Il est également prévu de mettre à la disposition des journalistes, la carte d’identité professionnelle», a-t-il ajouté. Comme on peut le constater cette rencontre a rappelé l’importance du rôle de la presse dans le fonctionnement de la vie publique.
Roland KOULOUNGOU

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