Des candidats ont déjà annoncé leur intention de se lancer dans la course à la présidentielle. Si lui-même ne l’a pas encore fait, ses soutiens politiques ont multiplié les déclarations, ces derniers mois, appelant Denis Sassou-Nguesso, le Président sortant, à faire acte de candidature. Par contre, l’ancien parti au pouvoir, l’U.pa.d.s (Union panafricaine pour la démocratie sociale), a renoncé à présenter un candidat, alors que le député Joseph Badiabio, président de l’U.d.h-Yuki, exige des conditions idoines d’organisation du scrutin, pour pouvoir s’y présenter, à la demande ses militants.
La liste des candidats à l’élection présidentielle de mars 2026 ne s’allonge pas comme on l’aurait imaginé. Mais, il y a déjà du beau monde. Parmi ceux qui se sont déjà déclarés, on peut citer: Anguios Nganguia-Engambé, candidat du P.a.r (Parti pour l’action de la république mâ) vice-doyen des candidats à l’élection présidentielle après Denis Sassou-Nguesso et premier candidat cette année à payer la caution de 25 millions de francs Cfa; Mélaine Destin Gavet Elongo, candidat du M.r (Mouvement républicain); Dave Uphrem Mafoula, candidat du Parti Les Souverainistes; Mabio Mavoungou Nzinga, candidat du parti Alliance; Frédéric Bintsamou alias pasteur Ntoumi, ancien rebelle, signataire d’un accord de paix avec le gouvernement, candidat du C.n.r (Conseil national des républicain); Anatole Limbongo-Ngoka, président du Paradis (Parti africain pour un développement intégral et solidaire), candidat indépendant; Vivien Manangou, docteur en droit, enseignant à l’Université Marien Ngouabi, candidat du parti Debout pour le Congo; Alexis Bongo, journaliste, candidat indépendant «pour un Congo nouveau»; Marcel Makome, ancien diplomate, président du Parti libéral congolais, candidat de la diaspora congolaise en Europe, avec pour programme «Notre priorité, c’est le Congo».
Tout ce beau monde a l’ambition de disputer le fauteuil présidentiel à son occupant actuel, Denis Sassou-Nguesso, investi solennellement candidat de son parti, le P.c.t (Parti congolais du travail) lors de son dernier congrès, et déjà adopté comme candidat de la Majorité présidentielle. Il va se lancer dans la course présidentielle, pour un troisième quinquennat consécutif à la tête du pays, suivant la Constitution actuellement en vigueur, mais il accumule déjà 42 ans de pouvoir, dont 12 ans sous le parti unique, de février 1979 à février 1991.
Cette année, le match est-il vraiment matambé (compliqué)? Nombre d’observateurs sont d’avis que le vieux routier de la politique congolaise, Denis Sassou-Nguesso, n’a pas de concurrent de niveau à le faire douter, parmi ceux qui ont annoncé leur intention de se présenter, même si, il ne faut jamais l’oublier, toute élection revêt toujours une part d’inconnu. Les grosses pointures de la vie politique congolaise aujourd’hui connues, comme Mathias Dzon, Clément Miérassa, Claudine Mounari, Pascal Tsaty-Mabiala, etc, ne se présentent pas. Ils critiquent la gouvernance électorale n’étant pas, à leurs yeux, équitable, juste et transparente. Pendant ce temps, deux grosses pointures de l’élection présidentielle de 2016, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi-Salissa, continuent de purger leurs peines d’emprisonnement, près de dix ans après avoir été incarcérés, malgré les appels de leurs partisans à les libérer.
Bref, pour mars 2026, les intentions sont connues. Il reste maintenant à voir ce qui sortira du filtre de la Cour constitutionnelle. Qui sera proclamé candidat, qui ne le sera pas, c’est le premier grand test sur le chemin de la course au fauteuil présidentiel.
Jean-Clotaire DIATOU









